L’œuvre de Blanquer

By | 27 avril 2019

Mais si mais si, pour l’oeuvre de Jean-Michel Blanquer, c’est à Najat Vallaud-Belkacem qu’il faut dire merci ! Jean-Michel Blanquer a donc explosé les compteurs de « L’Emission politique », avec 71% des personnes convaincues dans le sondage final. Blanquer, c’est « le vice-président » selon Le Point, et « la nouvelle star » selon Valeurs actuelles. Il ne s’agit pas là de mettre en cause ses compétences, ni son bon sens et son habileté politique. Mais on oublie un peu trop facilement à qui Blanquer doit en priorité son immense popularité. La personne à qui le ministre pourrait dire : « je lui dois tout ». Emmanuel Macron, le président qui lui a fait confiance ? Alain Juppé, ce fourier du macronisme, qui l’avait abondamment consulté pour la construction de son programme éducatif ? Gilles de Robien et Luc Chatel, qui lui ont permis de faire ses armes au ministère ? Enquete · 11 jan. Voilà un mensonge assez ahurissant. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a été élu président du Conseil régional de Bretagne. Contrairement à la promesse faite par François Hollande d’interdire à ses ministres de cumuler les mandats, Le Drian va cumuler. Mais il a annoncé qu’il ne cumulerait pas ses indemnités de ministre et celles de président du Conseil régional qui devaient lui rapporter 5 512 euros brut par mois. Dans cet article, Le bras droit de Le Drian expliquait même que « l’abandon des indemnités de président durera tant que Jean-Yves Le Drian assumera sa double responsabilité » à la région Bretagne et au ministère de la Défense. Pas vraiment. Car selon Le Canard enchaîné, si Le Drian a renoncé à son indemnité de président du Conseil régional, il touchera bien des indemnités de conseiller régional. Soit 2 661 euros d’indemnités par mois. Une somme a ajouté à son salaire de ministre, d’un montant de 9 940 euros par mois. Au total, Le Drian va donc gagner 12 601 euros. Certes, il a renoncé à l’indemnité la plus élevée, celle de président du Conseil régional. Mais, en réalité, Le Drian n’avait pas le choix : la loi du 14 avril 2011 plafonne à 2 757 euros les indemnités supplémentaires que peuvent percevoir les ministres en cas de cumul. Conclusion : Le Drian ne pouvait pas cumuler son salaire de ministre avec celui de président du Conseil régional.