Pour qui veut de l’adrénaline

By | 28 février 2019

Le week-end dernier, j’ai accompli un rêve de gosse : j’ai fait un vol en avion de chasse. Je ne pense pas qu’on puisse décrire un tel vol, et je dois dire que j’ai pas mal hésité à publier un article sur le sujet. Mais quand même, si je ne fais pas part d’une expérience de ce type, quelle est l’utilité de ce blog a-t-il encore une utilité ? Avant-hier, je me suis donc rendu à l’aéroclub pour y exécuter le vol tant attendu. Si vous avez en tête Les chevaliers du ciel, mais ce n’était pas tout à fait ça. Si j’avais bien tout l’attirail, mais je vous garantis que je n’en menais pas large quand il a fallu gagner le tarmac ! Quand je me suis approché de l’appareil, j’ai senti ma gorge se serrer. Dès le décollage, je me suis senti à l’aise. Il faut dire que l’avion manifeste une forte puissance, si bien qu’on se sent en confiance : il ne dévie pas d’un pouce de sa trajectoire en dépit des rafales de vent. Les sensations sont très différentes de celles qu’on peut ressentir à bord d’un avion de tourisme ! Si ça commence en douceur, il convient de préciser qu’un vol n’est pas pour les petites natures (d’ailleurs, il faut avoir une attestation médicale pour pouvoir le faire. Si le vol est plutôt tranquille les premiers instants, avec un vol de découverte, le vol devient très différent quand on se lance dans la phase acrobatique ! On constate l’intensité du schmilblick dès le premier tonneau, lorsqu’on se retrouve écrasé sur son siège avec la vitesse. La pression qu’on ressent sur le corps est inouie. On reçoit 4 G dans certaines figures et le poids du corps se retrouve alors multiplié d’autant ! Il faut contracter les muscles le plus possible pour résister à la pression. Bon, je sais bien que décrit de cette façon, ça ressemble plus ou moins à de la torture, mais c’est véritablement une sensation délirante. Le plus brutal, en fin de compte, c’est de passer des G positifs aux négatifs en permanence. Ca, on peut dire que ça remue nettement l’estomac. Je sentais que j’étais une balle de flipper. Ce qui, bien sûr, n’est pas vraiment la meilleure manière de conserver son petit-déjeuner en place. Et même si j’ai adoré cette expérience, j’ai été heureux (et triste, aussi) lorsque nous avons pris la route du retour. Quand je suis redescendu, j’avais les jambes un peu flageolantes, mais j’étais le roi du monde. Retrouvez plus de renseignements sur l’organisateur de cette activité de vol en L-39 à Paris Pontoise.