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Le vin et la température

Lorsqu’on déguste un bon vin, il est un élément qu’on oublie trop souvent de prendre en compte : la température du breuvage. Et même lorsqu’on le prend en considération, on se trompe souvent en la matière ! C’est ce que j’ai appris lors d’un cours d’oenologie que j’ai suivi à Cognac. Même quand on essaie de bien faire les choses, on a en fait toujours tendance à boire les vins rouges trop chauds et les vins blancs trop froids. Les premiers parce qu’on les chambre, en oubliant qu’à l’époque (1873) les températures dépassaient rarement 18°C dans les maisons (ce qui est rarement le cas aujourd’hui !) ; les seconds parce qu’on les met en fait à refroidir dans le bas du réfrigérateur et qu’il y fait parfois moins de 5 °C ! L’erreur est plus sérieuse qu’il n’y paraît. La température du vin a en effet une influence considérable sur les impressions olfactives et gustatives. Chacun a une température idéale de service, qu’il faut essayer de respecter, si l’on veut qu’il donne tout le plaisir possible. À basse température, par exemple, les tannins du vin rouge durcissent et paraissent très agressifs. A haute température, le moelleux devient écœurant, l’acidité mordante et l’alcool, très volatile, masque tous les arômes et rend le vin brûlant. Aussi doit-on servir un vin d’autant plus frais qu’il est moelleux ou acide, et d’autant plus tempéré qu’il est tannique, tout en respectant deux limites. La première, c’est qu’il ne faut pas aller en dessous de 8 °C : les papilles gustatives sont alors insensibilisées par le froid, et les odeurs, beaucoup moins volatiles, ne s’expriment plus. Autant dire que l’on passe à côté d’une bonne partie du vin, si excellent soit-il ! La seconde, c’est qu’il ne faut jamais dépasser les 18°C : sinon, l’alcool domine et masque le nez du vin, en donnant une sensation de brûlure en bouche. Et là aussi, c’est gâcher une bonne partie du plaisir que peut procurer un vin. Alors la prochaine fois que vous ouvrez une bonne bouteille, ayez un oeil sur le thermomètre ! Sinon, je vous recommande les cours d’oenologie. Si vous êtes amateur de vin, on y apprend une multitude de choses utiles. Voilà celui que j’ai fait à Cognac, si vous habitez le coin. A lire sur le site de ce de cours d’oenologie à Cognac.

vin rouge

Contexte des marchés du logement en Italie

En Italie en 201619, 72,3 % de la population était propriétaire d’un logement (15,9 % avec un emprunt immobilier, 56,3 % sans emprunt immobilier) et 27,7 % étaient locataires (16,8 % au prix du marché, 11 % à prix réduit ou gratuit). En 2008, l’adoption d’une législation réformatrice définissant le logement locatif social a permis de diversifier l’offre de logements abordables. Le logement locatif social représente environ 4 % du stock national de logements. Ce système est basé sur des partenariats entre acteurs publics et privés pour la location de logements d’une durée minimum de 8 ans et la vente à prix abordable. Les investisseurs privés (constructeurs, investisseurs, fondations bancaires) peuvent profiter d’un co-financement public grâce aux allocations logement, aux programmes de rénovation urbaine et d’aide au logement locatif social (aides individuelles à la location). Les bénéficiaires du logement social sont principalement des personnes à faibles revenus et des familles qui ne peuvent accéder ni aux contrats d’occupation gratuite ni au marché privé. La priorité est donnée aux personnes en situation de mal-logement, aux familles avec enfants et aux personnes en situation de cohabitation forcée. Récemment, le gouvernement national a créé un Fonds Immobilier Intégré (FIA) dédié à l’investissement dans le logement social, mais ce fonds est peu utilisé actuellement. En matière de qualité du logement, selon les données disponibles (Eurostat, 2016), 27,8 % de la population vivait dans un logement surpeuplé en 2016. En fonction de l’âge, la situation de surpeuplement diffère : seulement 10 % des personnes âgées sont concernées (elles sont plus nombreuses à être propriétaires), contre 42 % des mineurs (et leur famille), et 30 % des 18-64 ans. En Italie, 9,6 % des ménages sont en privation sévère liée au logement – presque le double de la moyenne européenne (5 %). De plus, cet indicateur diffère en fonction du statut d’occupation : 6,5 % des propriétaires (avec un prêt immobilier) contre 14,8 % des locataires sur le marché privé sont confrontés à la privation sévère liée au logement. La proportion de personnes vivant dans un logement humide a baissé ces dernières années (de 25 % en 2014 à 21 % en 2016). Depuis 2015, ISTAT mesure un Index de Mauvaise Qualité des Logements, défini par le ratio de personnes vivant dans un logement surpeuplé et cumulant également l’un des trois problèmes suivants : A) Des problèmes structurels dans le logement (plafonds, installations, etc.) ; B) Absence de baignoire/douche avec l’eau courante  ; C) Problèmes de luminosité. Selon le dernier rapport « Bien-Être Durable et Equitable » (2017), 1 personne sur 10 vit dans un logement surpeuplé cumulant l’un des trois problèmes évoqués précé- demment. Cet Index est plus sévère dans le Sud du pays (11,8 %) que dans le Nord (8,4 %). Dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté, le Ministère du Travail et des Affaires Sociales a introduit différents mécanismes à destination des acteurs locaux et régionaux, dont un appel à projets innovants pour la résorption du sans-abrisme visant entre autres les projets logement d’abord, et l’instauration d’un revenu minimum. Cette stratégie est en partie financée par les fonds européens (Fonds Européen d’Aide aux plus Démunis et Fonds Européen de Développement Régional).