Monthly Archives: février 2018

Du rêve et du réel

Récemment, j’ai une nouvelle fois pris conscience à quel point le rêve et la réalité peuvent être deux choses bien distinctes. Non que je les confonde vraiment, mais il est bon de temps à autre de faire une piqûre de rappel. Comme beaucoup de gamins, j’ai voulu devenir pilote de chasse. Bien sûr, ce fantasme a vite été confronté au principe de réalité, et comme la plupart des gens, je fais en fait un travail infiniment plus pépère. Cependant, il m’arrive parfois de me souvenir de ce job de rêve que je voulais faire. Et dernièrement, j’ai voulu me rendre compte en effectuant un vol en avion de chasse à Reims.
J’ai été franchement conquis par cette expérience, et je pense que je n’oublierai pas ce moment de sitôt : on se souvient habituellement du moment qu’on passe dans le cockpit d’un avion de chasse, à survoler la Terre à basse altitude ! Cela dit, j’ai tout de même réalisé lors de ce vol que je n’ai pas à regretter de ne pas être devenu pilote. Bien entendu, j’ai adoré cette expérience, mais j’ai pris conscience que je n’aurais pas été le bon candidat pour ce job. Ce boulot-là fait à l’évidence partie de ces métiers qui font fantasmer les gamins mais nécessitent une certaine compétence innée. C’est même impressionnant, en un sens : la majorité des emplois qui attirent les gosses sont en fin de compte des métiers très particuliers. Que ce soit le boulot d’infirmière, de gendarme, ou de soldat, tous ces postes ne sont pas comparables aux autres. Qui peut vraiment rêver d’être, jour après jour, aux côtés des malades et de la douleur ? Le métier de pilote ne joue bien sûr pas dans la même catégorie, mais il est en définitive tout aussi épineux, car il demande tout de même de miser sa vie à chaque sortie ! Pas mal de gens désirent un boulot plus pépère que celui-là. Ils veulent un boulot tranquille, et pas un pile ou face mortel chaque fois qu’ils vont au travail. Parfois, donc, mieux vaut ne pas réaliser ses rêves. Mais je suis quand même heureux d’avoir pu expérimenter la chose, ne serait-ce qu’une fois. Voilà d’ailleurs le site par lequel je suis passé pour ce vol à Reims. Mais attention, les sensations sont tout de même extrêmes, là-haut ! Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de cette expérience de vol en L39 Albatros.

Jeunesse chinoise et internet

Durant de l’année 2016, 750 Mio de Chinois ont employé leur téléphone mobile pour entrer sur internet, constituant 95% de l’ensemble des internautes. Cela fait désormais cinq ans que les internautes ont surtout recours à leur téléphone mobile qu’à leur ordinateur pour le faire. Ce phénomène est arrivé en 2011, quand le volume des internautes n’était que de 630 millions et quand la importance de l’utilisation du téléphone portatif s’était élevée à 82Pour cent, contre 82% pour l’ordinateur personnel. Les applications les plus fréquemment usitées concernent l’e-commerce, l’entertainement, les actualités et la communication sur les réseaux sociaux. L’application à laquelle les Asiatique ont le plus généralement recours est le règlement online. On évalue à 33 Mrds le volume de mots communiqués tous les jours par les surfers. Ces internautes chinois chinois sont de plus en plus jeunes, et généralement plus jeunes qu’on pourrait le croire. Selon une enquête fait en mai 2015 dans le Shintok, ces adolescents emploient les réseaux aussitôt l’âge de quatre ans. Ils réalisent des achats sur le net à sept ans, et à 15 ans, ils surpassent leurs parents par leurs connaissances dans le secteur de du commerce électronique. Il est en conséquence confirmé que les “natifs numériques”, c’est-à-dire les petits nés après 2002, se retrouvent avantagés dans l’utilisation des applications. La consommation de l’internet des adolescents se diversifie, pareillement à celle des adultes. À 6 ans, les plus jeunes s’engagent dans des expériences variées tout comme le divertissement ou l’édition d’actualités. Au même âge, 60Pourcent d’entre eux download des vidéos, des jeux ou de la musique; 16Pourcent publient des photos ou des vidéos; 8Pourcent achètent sur internet. Les plus agés nés suite à 1980 utilisent plutôt sur Internet certaines informations et lisent les plus récentes actus. Les Chinois font un abondant utilisation des picto. Le picto “sourire large”, le plus propagé, plus de 51 milliards de fois en un an, exprime “bienséant”, “coquet” et “amical”; il est utilisé amplement à se dire “bonjour” dans les conversations en ligne. Après quoi viennent les émojis “satisfaire”, “jouer”, “air renfrogné” et “singerie”. Bref, si l’on envisage discuter sur L’internet avec des Asiatique, il est préférable de connaître les maints dizaines de pictogrammes qu’ils emploient fréquemment.

Grainville à l’Académie

Patrick Grainville, le romancier à la longue mèche, au verbe enflammé et affûté, est candidat au fauteuil d’Alain Decaux. Il avait failli avoir le prix Goncourt à l’âge de 26 ans pour son deuxième roman! Un petit génie! C’était en 1973, et il était très soutenu par Michel Tournier. Finalement, il l’aura, trois ans après, pour Les Flamboyants. Le titre de ce roman – une épopée africaine et burlesque, la quête d’un peuple sacré au fond des grandes forêts – est l’oriflamme de cet écrivain hors norme et hors mode: son style lyrique, fantastique, luxuriant, embrasse les grands espaces, déborde de couleurs et de chairs. Ce style l’avait fait remarquer d’Henry de Montherlant qui lui avait prédit un grand avenir littéraire. Dès l’origine, son art se distingue de celui de ses contemporains. Le jeune écrivain le revendiquait: «Entre un néo-classicisme, un néo-réalisme sans avenir et une avant-garde jargonnante dont les artifices de ponctuation ou de composition ne m’intéressent pas, je voudrais ouvrir une troisième voie: celle du roman épique populaire.» Il voulait défendre le roman baroque et monumental, parce que la réalité est tellement ouverte selon lui qu’elle ne se laisse pas saisir par un filet de mots trop bien vissés. Il grandit en Normandie, une région à laquelle il n’a jamais retiré son affection. Il lui rend hommage dans son très beau dernier roman, La Falaise des fous (Seuil) qui tourne autour d’Etretat et de Claude Monet. Il poursuivit ses études supérieures au lycée Henri IV puis à la Sorbonne. Agrégé de lettres, il enseigna au lycée Evariste Gallois de Sartrouville, et aucun honneur littéraire ne l’en détourna. Il était l’une des grandes voix qu’on écoutait sur le plateau d’Apostrophe. Critique au Figaro littéraire depuis vingt-cinq ans, il écrit avec une passion jamais démentie sur les romans contemporains. Il est aussi juré du Prix Médicis.