Monthly Archives: mars 2017

Le tourisme en Islande plus cher avec la fin de la TVA réduite

Le tourisme en Islande plus cher avec la fin de la TVA réduite
Le tourisme en Islande plus cher avec la fin de la TVA réduite©AFP/Archives/ Halldor KOLBEINS AFP/Archives

L’Islande a annoncé vendredi qu’elle allait mettre fin à la TVA réduite pour le secteur du tourisme, ce qui devrait renchérir de 4 % en moyenne le coût d’un séjour sur l’île selon le gouvernement.

L’exécutif a estimé que cette fiscalité allégée ne se justifiait plus, alors que le pays a vu le nombre de ses visiteurs étrangers multiplié par sept en sept ans, à 1,77 million en 2016. Pour 2017 il en attend 2,2 à 2,3 millions.

« La plupart des types de tourisme se verront appliquer le taux général de taxe sur la valeur ajoutée. Ce changement entrera en vigueur le 1er juillet 2018″, a indiqué le ministère des Finances dans un communiqué sur son « plan budgétaire 2018-2022″.

Randonneurs sur les falaises d'Ingolfshofdi, en Islande, le 16 juillet 2016 © Halldor KOLBEINS AFP/ArchivesRandonneurs sur les falaises d'Ingolfshofdi, en Islande, le 16 juillet 2016 © Halldor KOLBEINS AFP/Archives
Randonneurs sur les falaises d’Ingolfshofdi, en Islande, le 16 juillet 2016 © Halldor KOLBEINS AFP/Archives

D’après ses calculs, cela devrait aboutir à une « hausse d’environ 4 % du coût global d’un séjour touristique en Islande » pour un visiteur moyen.

Le taux de 11 % actuellement appliqué aux chambres d’hôtel, emplacements de camping, transports touristiques, services d’agences de voyage, piscines et spa, etc. sera donc supprimé, en faveur de la TVA ordinaire, elle-même abaissée de 1,5 point à 22,5 %.

Le ministère des Finances estime à 1 ou 2 % la baisse d’activité à prévoir pour le secteur en raison de cette hausse des taxes, relevant que le coût n’était pas le facteur décisif pour les visiteurs de l’île.

Dans un sondage réalisé par l’Office du tourisme national auprès des visiteurs de l’été 2016, 83 % citaient « la nature islandaise » parmi les raisons qui les avaient poussés à venir, et seulement 19 % des tarifs intéressants.

Le gouvernement de centre-droit a souligné qu’il allait augmenter ses investissements bénéficiant à un secteur de plus en plus prépondérant dans l’économie et l’emploi: infrastructures, transports, et forces de l’ordre et services de secours.

31/03/2017 16:27:48 –         Reykjavik (AFP) –         © 2017 AFP

Airbnb, Drivy… La taxation des revenus se dessine

Les gains issus des plateformes de l’économie numérique ne pourront échapper à l’impôt éternellement. La Commission des Finances du Sénat vient d’arbitrer entre ce qui relève du complément de revenu et du revenu assez important pour être taxé.

Quand tous les groupes politiques s’accordent pour mettre sur pied une proposition de loi, c’est que le sujet est unanimement pris à coeur: la fiscalité doit s’adapter à l’ère de l’économie collaborative, ne serait-ce que pour éviter la perte de recettes publiques. Ce 29 mars la Commission des Finances du Sénat a rendu public un tel texte, co-signé par les groupes CRC, EELV, PS, Les Républicains…

« L’idée n’était pas de créer une fiscalité nouvelle, ni de créer une fiscalité ‘au clic’, mais bien de mettre sur pied un système simple, qui laisse vivre les petits échanges entre particuliers en les exonérant, et garantisse l’équité entre professionnels en taxant les activités récurrentes, voire professionnelles », a précisé le rapporteur général de la commission, Albéric de Montgolfier.

3000 euros: le seuil critique

Concrètement, les sénateurs ont fixé un seuil. Jusqu’à 3000 euros gagnés sur une ou plusieurs plateformes, les revenus sont exemptés d’IR. Pas besoin non plus, jusqu’à un tel montant, de s’affilier au Régime social des indépendants (RSI) pour payer des cotisations sociales. Mais c’est une possibilité, si l’on souhaite se constituer des droits, à la retraite notamment.

Au-delà de 3000 euros, les revenus sont taxés. Mais la personne « continue à bénéficier d’un avantage fiscal dégressif, tant que l’abattement de 3000 euros reste plus favorable que l’abattement proportionnel auquel (elle a) droit pour calculer (s)on revenu imposable dans le cadre du régime micro BIC/micro BNC », précise la chambre haute.

Concernant les cotisations sociales, deux situations se présentent. Soit les revenus sont inférieurs aux seuils décidés dans la loi de financement de la sécurité sociale 2017 pour l’affiliation obligatoire au RSI (23 000 euros pour la location de meublés, et 20% du plafond annuel de la sécurité sociale -7846 euros en 2017- , pour la location de biens meubles). La personne décide alors si elle veut cotiser ou pas. Soit les revenus sont supérieurs, et l’affiliation est alors, de fait, obligatoire. En sommes, les sénateurs ne reviennent pas sur ce qui a été voté dans la LFSS.

Exonération pour les conducteurs de Blablacar

Certains revenus restent exonérés. C’est le cas des ventes d’occasion (je me débarrasse de ma voiture sur Le Bon Coin, par exemple) et de ce qui relève du co-voiturage et du partage de frais. Evidemment, il faudra prouver, en cas de contrôle, que ces opérations ne sont pas récurrentes au point de constituer un revenu professionnel. Mais cela a toujours été le cas.

La déclaration de revenus se fera de façon automatisée via les plateformes. L’utilisateur sera obligé, lors de toute inscription sur l’une d’elle, de donner son accord pour que soit communiqué le montant brut de ses revenus au Fisc, et la catégorie à laquelle ils se rattachent. Ceux-ci figureront sur sa déclaration d’impôt pré-remplie.

La proposition de loi ne sera pas débattue avant l’automne. En attendant, les sénateurs ont mis un simulateur en ligne, pour permettre à chacun d’estimer son impôt selon les règles définies dans leur texte. La charrue avant les boeufs?

Au procès des parents d'Inaya, deux versions pour un même martyr

Au procès des parents d'Inaya, deux versions pour un même martyr
Au procès des parents d’Inaya, deux versions pour un même martyr©AFP/Archives/ Franck Fife

Une enfant amorphe et couverte de bleus, morte après une ultime poussée de violences. Les parents d’Inaya ont livré mercredi leur récit des derniers moments de leur fille, devant la cour d’assises de Seine-Saint-Denis.

Au cinquième jour du procès en appel, Bushra Taher-Saleh raconte qu’avant le décès d’Inaya, qu’elle situe « huit à dix jours » avant Noël 2011, son compagnon Grégoire Compiègne lui avait demandé de « booster » la petite qui n’avait pas bougé de son lit.

« Pourquoi elle est amorphe comme ça toute la journée ? » interroge Rodolphe Costantino, avocat de l’association Enfance et partage.

« C’est à force de donner des coups », répond la mère, qui attribue ces violences à son ex-compagnon. Le président de la cour rappellera que l’autopsie a montré qu’Inaya, 20 mois, avait eu des cotes fracturées trois semaines avant son décès. Une partie de son visage avait également été brûlée sous un jet d’eau chaude.

« Elle est déjà à ce point faible cette petite fille… » glisse l’avocat, pour qui Inaya devait être « déjà dans l’antichambre de la mort ».

D’après la mère, Grégoire Compiègne avait voulu prendre la petite dans ses bras, qui pleurait, ce qu’il ne supportait pas: « Coups de pied et de poing », Inaya est « secouée » et ne bouge plus, relate-t-elle.

Elle explique avoir dormi à côté de son corps sans vie cette nuit-là, amené son fils à l’école au matin, puis l’avoir lavée, habillée sans omettre la couche, et glissée dans trois sacs poubelles – suivant les instructions du père, selon elle.

« Coresponsable »

Le corps a été enterré dans la forêt, à 800m du domicile familial d’Avon (Seine-et-Marne). Il sera exhumé plus d’un an plus tard, en janvier 2013.

Devant la police, Bushra Taher-Saleh avait d’abord dit que son fils, né deux ans avant Inaya, avait causé sa mort. Elle s’était ensuite accusée avant de se rétracter.

Elle explique avoir voulu « protéger » le père, qui la menaçait et lui faisait « peur ». 

« Je vous promets que je l’ai pas tuée », assure-t-elle.

« Dis-le, ce que t’as fait », intervient Grégoire Compiègne.

« Elle la frappait régulièrement, elle la mettait de côté, elle l’enfermait dans sa chambre », affirme-t-il.

D’après lui, le soir de la mort d’Inaya, la petite avait une nouvelle fois réclamé la dame chez qui elle avait été placée peu après sa naissance, jusqu’à ce que les parents récupèrent la garde, un an et demi plus tard.

« Mlle Taher s’est levée, l’a rouée de coups sur son lit en lui demandant de se taire », dit-il.

Pourquoi n’a-t-il pas appelé les secours ? « Je voulais pas être séparé d’elle et des enfants, je voulais pas qu’elle aille en prison, je voulais pas qu’on soit tous séparés », sanglote-t-il.

« Ne vous sentez-vous pas coresponsable du décès puisque votre fille n’est pas décédée des ultimes coups, mais d’un épuisement sur plus de quatre mois, de ne pas manger, ne pas sortir et ne pas avoir d’amour ? » lui demande l’avocat général.

« Oui, souffle Grégoire Compiègne. Je m’estime pas mieux qu’elle (l’accusée) parce qu’en effet j’aurais pu la sauver. »

29/03/2017 21:27:25 –         Bobigny (AFP) –         © 2017 AFP

Accords collectifs: cinq pièges de la loi Travail à connaître

De l’accord de méthode à la consultation des salariés, en passant par l’étape de la signature avec les syndicats, la conclusion d’un accord d’entreprise comporte quelques chausse-trappes potentiels. Mise en garde.

Règle de la majorité, référendum d’initiative syndicale… La loi Travail a apporté son lot de nouveautés en matière de validation d’accords d’entreprise. A l’occasion d’une rencontre Avosial avec l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis), l’avocate en droit social Claire Mathurin a signalé quelques points sensibles, méritant que les employeurs y accordent une attention particulière.

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1. L’accord de méthode: aussi important que l’accord en lui-même

Avant de commencer le dur des négociations, la loi impose de conclure un accord de méthode (qui définit la façon dont vont se tenir les négociations avec calendrier, informations que l’employeur doit délivrer aux organisations syndicales, obligations de confidentialité, etc.) Son non-respect n’est pas sanctionné de nullité par le code du travail. Pour autant, l’employeur a intérêt à s’y tenir à la lettre. En cas de rétention d’informations par exemple, les juges peuvent tout à fait estimer qu’il a fait preuve d’un manque de loyauté, ce qui peut, derrière, faire tomber l’accord collectif.

2. Le préambule, les clauses de suivi: rien de facultatif

Désormais, un accord collectif doit obligatoirement comporter un préambule « présentant de manière succincte ses objectifs ou son contenu ». « Cette règle a été instaurée pour améliorer l’intelligibilité du texte vis-à-vis des salariés, ainsi que pour éviter les contentieux en interprétation, explique Claire Mathurin. Il est donc important de bien chiader son préambule pour répondre à ces deux ambitions. » Et ce, même si le code du travail précise que l’absence de préambule n’entraîne pas la nullité du contrat. Il n’y a pas non plus de sanction prévue si dans l’accord manquent les conditions de suivi et les clauses de rendez-vous exigés. Mais, idem, il convient d’en inclure pour éviter tout risque. Les conditions de suivi prévoiront de regarder si l’accord a bien été appliqué, s’il y a eu des difficultés d’interprétation, si les objectifs poursuivis par l’accord ont été remplis, si l’accord est toujours en phase avec le contexte économique de l’entreprise et la législation en vigueur, etc.

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3. Signature de l’accord: complexité des règles à suivre

La loi El Khomri a instauré la règle de la majorité: pour être valable, un accord doit être signé par des syndicats représentant 50% des suffrages aux dernières élections du CE (titulaires). Mais cette règle ne vaut que pour les accords passés depuis le 1er janvier 2017 et portant sur la durée du travail, les repos et les congés. Pour tous les autres champs du droit du travail, l’ancienne règle des « 30% et défaut d’opposition » s’applique toujours jusqu’au 1er septembre 2019. « La complexité provient du fait que 100% des accords issus des négociations annuelles obligatoires (NAO) sont des accords globaux. Quand une négociation porte en même temps sur la rémunération, le temps de travail et la répartition de la valeur ajoutée, quelle règle appliquer?, pointe Claire Mathurin. Comme les choses sont un peu incertaines, je conseille d’aller au plus restrictif et d’appliquer la règle des 50%. »

4. Référendum: bien encadrer la « pub » autour de l’accord

Si une consultation des salariés est lancée pour tenter de faire valider un accord, elle doit se dérouler selon les modalités d’un protocole conclu entre l’employeur et les organisations signataires. Dans ce protocole, bien border la façon dont s’opérera la communication autour de l’accord s’avère important.

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« Ce n’est pas comme au moment des élections professionnelles où l’employeur a un devoir de neutralité, fait remarquer l’avocate. Le risque, si les choses ne sont pas bien cadrées, c’est que des contentieux émergent de la part de syndicats non signataires, accusant l’employeur de ‘fausse propagande’. »

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5. Les bénéficiaires de l’accord: ils comptent en cas de référendum

Du champ des bénéficiaires de l’accord prévu au départ va dépendre le périmètre de l’éventuelle consultation des salariés au cas où un référendum est organisé. Or, les résultats peuvent être tout à fait différents selon que l’ensemble de l’effectif est interrogé ou seulement une catégorie du personnel. L’employeur ou les syndicats peuvent donc avoir un intérêt à ouvrir plus ou moins le champ des collaborateurs concernés, dans un esprit tactique.

ISS: le Français Thomas Pesquet effectue sa 2ème sortie orbitale

ISS: le Français Thomas Pesquet effectue sa 2ème sortie orbitale
ISS: le Français Thomas Pesquet effectue sa 2ème sortie orbitale©ESA/NASA/AFP/Archives/ Thomas PESQUET ESA/NASA/AFP

L’astronaute français Thomas Pesquet s’apprête à effectuer sa deuxième sortie orbitale vendredi en compagnie de son collègue américain Shane Kimbrough pour faire des travaux à l’extérieur de la Station spatiale internationale (ISS).

Les deux hommes doivent s’extraire du sas de décompression de l’avant-poste orbital à 12h00 GMT pour une sortie devant durer six heures et demi, a précisé la Nasa (agence spatiale américaine).

Thomas Pesquet, 39 ans, un astronaute de l’Agence spatiale européenne (ESA) qui séjourne dans la station depuis le 20 novembre 2016, avait fait sa première marche dans l’espace le 13 janvier 2017 avec également Shane Kimbrough, 49 ans, le commandant de l’équipage de l’ISS, fort de six membres.

Il était alors devenu le quatrième Français à sortir dans l’espace et le onzième Européen.

Andrei Borisenko (G), Oleg Novitsky (2ème G), Peggy Whitson (C) Robert Kimbrough (D) et Thomas Pesquet (2ème D) le 27 février 2017 à bord de l'ISS © - ESA/NASA/AFP/ArchivesAndrei Borisenko (G), Oleg Novitsky (2ème G), Peggy Whitson (C) Robert Kimbrough (D) et Thomas Pesquet (2ème D) le 27 février 2017 à bord de l'ISS © - ESA/NASA/AFP/Archives
Andrei Borisenko (G), Oleg Novitsky (2ème G), Peggy Whitson (C) Robert Kimbrough (D) et Thomas Pesquet (2ème D) le 27 février 2017 à bord de l’ISS © – ESA/NASA/AFP/Archives

Dans un message sur Twitter jeudi soir, l’astronaute français a déclaré « être prêt pour une nouvelle sortie dans l’espace demain ».

Quelques heures plus tôt, il expliquait dans un autre tweet qu' »une sortie dans l’espace, c’est un après-midi à l’extérieur mais des semaines de préparation en amont, au sol comme sur l’ISS ».

Les sorties orbitales nécessitent une préparation méticuleuse et une coordination parfaite des nombreux intervenants formant les équipes de soutien au sol et dans l’ISS.

Thomas Pesquet s’était ainsi entraîné des heures durant en piscine, avec son scaphandre, au centre spatial de la Nasa à Houston au Texas (sud des Etats-Unis).

Outre la sortie de vendredi, la Nasa en prévoit deux autres, le 30 mars et le 6 avril, dans le cadre de cette dernière série de travaux d’entretien et d’installation.

Travail en solo

Le Français ne participera pas à celle du 30 mars mais effectuera la sortie du jeudi 6 avril avec cette fois l’astronaute américaine Peggy Whitson. Thomas Pesquet portera ainsi à trois le nombre d’expéditions qu’il aura faites dans l’espace, de quoi égaler le record de son collègue français Philippe Perrin.

Le séjour de six mois dans l’ISS de Thomas Pesquet s’achèvera en mai.

Shane Kimbrough lors d'une sortie orbitale le 13 janvier 2015 à l'extérieur de la Station spatiale internationale (ISS) © Handout NASA TV/AFP/ArchivesShane Kimbrough lors d'une sortie orbitale le 13 janvier 2015 à l'extérieur de la Station spatiale internationale (ISS) © Handout NASA TV/AFP/Archives
Shane Kimbrough lors d’une sortie orbitale le 13 janvier 2015 à l’extérieur de la Station spatiale internationale (ISS) © Handout NASA TV/AFP/Archives

Pour la sortie de vendredi, l’astronaute de l’ESA et Shane Kimbrough prépareront le déplacement d’un adaptateur pressurisé destiné à un deuxième port d’amarrage qu’utiliseront les futurs vaisseaux commerciaux habités, notamment de SpaceX.

Pour ce faire, ils débrancheront les câbles électriques de l’adaptateur, qui pourra ainsi être déplacé robotiquement dimanche du module Tranquility où il se trouve actuellement jusqu’au module Harmony de la Station.

Les deux marcheurs de l’espace doivent aussi lubrifier des parties du robot canadien télémanipulateur Dextre, dotés de mains.

Ils doivent en outre inspecter un radiateur du système de refroidissement de la station suspecté d’avoir une petite fuite d’ammoniaque, et remplaceront des caméras sur la section japonaise de l’ISS.

Thomas Pesquet le 24 février 2017 à bord de de la Station spatiale internationale (ISS) © Thomas PESQUET ESA/NASA/AFPThomas Pesquet le 24 février 2017 à bord de de la Station spatiale internationale (ISS) © Thomas PESQUET ESA/NASA/AFP
Thomas Pesquet le 24 février 2017 à bord de de la Station spatiale internationale (ISS) © Thomas PESQUET ESA/NASA/AFP

Les deux astronautes travailleront séparément pendant une grande partie de la sortie. Thomas Pesquet inspectera le radiateur et consacrera la plupart de son temps aux tâches d’entretien de Dextre, qui mesure 3,7 mètres de haut.

Pour Shane Kimbrough, cette marche orbitale marquera la cinquième de sa carrière.

La sortie de vendredi sera la 197e consacrée à l’assemblage et à l’entretien de l’ISS, dont le premier module a été mis en orbite en 1998.

La station, d’une masse de 450 tonnes, évolue à 400 kilomètres au-dessus de la Terre dont elle fait le tour toutes les 90 minutes, passant donc du jour à la nuit toutes les 45 minutes.

De ce fait, les astronautes travaillent alternativement à la lumière du soleil et dans l’obscurité totale: leurs casques sont donc munis d’un puissant éclairage.

24/03/2017 07:25:21 –         Washington (AFP) –         © 2017 AFP

Discrimination au travail: femme, mère et d’origine étrangère, la triple peine

La photographie générale que dresse le Défenseur des droits sur les discriminations dans l’emploi ce 23 mars est bien sombre , en particulier pour les personnes cumulant les « handicaps »: les femmes, jeunes mères, perçues comme noires, arabes ou asiatiques.

Quand verra-t-on enfin l’once d’une amélioration se dessiner, sur le plan des discriminations? Le Défenseur des droits présente ce 23 mars son dixième baromètre analysant le ressenti des Français, et le tableau brossé n’est, encore une fois, pas beau à voir. Un tiers de la population active rapporte « des discriminations liées au sexe, à l’âge, à la grossesse ou à la maternité, à l’origine, aux convictions religieuses ou au handicap et à la santé, dans son parcours professionnel, au cours des cinq dernières années ». La proportion est même un peu plus élevée (un sondé sur deux) dès lors que l’échantillon interrogé* n’est plus circonscrit aux actifs.

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Derrière une statistique peut se cacher des réalités variées. Certains profils qui cumulent les « handicaps » si l’on peut dire, paient un lourd tribut. Ainsi les expériences de discrimination dans le monde professionnel sont davantage rapportées par les femmes âgées de 18 à 44 ans perçues comme noires, arabes ou asiatiques (par 65% d’entre elles, précisément).

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A l’autre bout de l’échelle, les chanceux: les hommes âgés de 35 à 44 ans, perçus comme blancs et ayant des enfants de plus de six ans ne sont que 13% à avoir relaté une expérience de discrimination.

La maternité, grande faucheuse des ambitions féminines

Entre 18 et 34 ans, plus d’une femme sur deux déclare des discriminations dans l’emploi. « C’est moins l’âge qui apparaît significativement lié aux expériences de discrimination que la présence d’enfants de moins de six ans au sein du foyer », détaille l’enquête. « Dès le début de leur vie professionnelle, les femmes sont discriminées en tant que femme et en tant que potentielle future mère. »

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Phénomène frappant: quand leur plus jeune enfant atteint l’âge de six ans, « la présomption de désengagement professionnel qui les frappe s’estompe alors et leur permet d’envisager une carrière professionnelle moins inégalitaire même si les discriminations liées à leur sexe perdureront tout au long de leur parcours ».

Un lien ténu entre discrimination et injustice

Autre enseignement du baromètre, les personnes au chômage sont proportionnellement plus nombreuses à déclarer avoir été discriminées au cours des cinq dernières années (environ une sur deux). « Ce constat s’explique par le profil spécifique de la population des chômeurs », spécifie le rapport, soulignant la sur-représentation des jeunes, des personnes en situation de handicap ou d’origine extra-européenne parmi la population pointant à Pôle emploi. Mais il évoque également une possible « perception de sur-stigmatisation chez les chômeurs et une propension à qualifier de discrimination ce qui pourrait relever peut-être plus largement d’un sentiment d’injustice ». Ils ont d’ailleurs tendance à inclure leur statut de demandeur d’emploi « parmi les principaux motifs des discriminations dont elles avaient fait l’objet dans leur recherche d’emploi », est-il rappelé.

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Si l’emploi est perçu comme le champ où se jouent le plus de discriminations – ressenti corroboré par les saisines reçues par le Défenseur des droits – c’est vraiment loin devant les autres contextes que sont le voisinage, l’école ou l’université, les services publics, les lieux de loisirs…

* Echantillon global interrogé: 5000 personnes.

Echantillon « population active »: 3556 personnes.

Rebsamen envisage de voter Macron par peur d'un « 21 avril »

Un de plus ! François Rebsamen, maire de Dijon et président de la fédération des élus socialistes, envisage de voter pour Emmanuel Macron dès le premier tour de l’élection présidentielle. Ce très proche de François Hollande, qu’il a reçu à Dijon le 21 mars pour lancer le projet de Cité internationale de la gastronomie et du vin, s’est dit inquiet de la perspective d’un second tour opposant François Fillon à Marine Le Pen, qui déciderait de son vote dès le premier tour.

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« Je suis membre du Parti socialiste, c’est mon histoire politique depuis très longtemps, donc je soutiens naturellement le candidat du PS, Benoît Hamon, a-t-il expliqué sur Public Sénat. Je n’ai qu’une limite à mon soutien, c’est que je ne veux pas revivre le 21 avril, et donc, en conscience, si tel était le cas, je prendrais mes responsabilités. S’il y avait la moindre menace d’avoir un deuxième tour qui oppose Fillon à Le Pen, je pourrais bien évidemment voter Emmanuel Macron dès le premier tour. Je ne veux plus avoir un duel droite-extrême droite au second tour, surtout quand le programme de la droite affiche bien des similitudes avec celui de l’extrême droite. »

« Si Benoît Hamon s’écroulait dans les sondages… »

« Si Benoît Hamon s’écroulait dans les sondages – moi, je souhaite qu’il remonte –, mais s’il s’écroulait, je prendrais mes responsabilités », a-t-il encore indiqué. Il a, par contre, refusé de dire si le chef de l’État François Hollande partageait son point de vue. « Ah, je ne sais pas, ça, il faut le lui demander », a-t-il répondu à Public Sénat.

La France prête pour la grande bascule

Dans le contexte actuel du PenelopeGate, comment peut-on juger de l’état de tension de l’électorat de droite ?   Jean-Sébastien Ferjou : Le pic de saturation du PenelopeGate a largement été atteint, un certain nombre d’électeurs de droite ne veulent plus entendre les accusations concernant François Fillon et en sont venus à ne plus rien lire, ni écouter des turpitudes supposées du candidat de la droite.  Pour autant, ils ne sont pas convaincus par les explications de leur candidat, ni même à vrai dire par ses qualités personnelles. On entend d’ailleurs beaucoup, dans les couloirs de la droite, de personnalités s’épancher en off sur la thématique d’un Fillon incontournable par absence de plan B mais dont ils doutent de plus en plus des compétences pour assumer la charge de la présidence de la République. Pire, aux yeux d’un certain nombre de ces « chapeaux à plumes » de la droite, la séquence ouverte par Le Canard Enchaîné a mis en lumière ce que serait un président Fillon par gros temps. Et ce qu’ils ont vu, de l’enchaînement des erreurs de communication à la relative incapacité à comprendre ce qui choque réellement le pays, ne les a pas du tout rassurés.  L’électorat de droite, traditionnellement habitué à résister aux excès d’idéologie ou aux passions, se retrouve de fait dans une posture nouvelle pour lui de rébellion. Jusqu’à présent, à l’exception de chapelles libérales ou souverainistes enflammées, le Front national avait le monopole du vote contestataire ou de la rébellion à droite. Désormais, toute une partie de l’opinion française est en train de basculer dans ce schéma mental révolutionnaire.  Jérôme Fourquet : Plus qu’un état de tension, je parlerais de situation de dilemme ou de trouble qui a saisi toute une partie de l’électorat de droite. Ce trouble peut être résumé en quelques chiffres : si l’on s’appuie sur le baromètre Ifop pour le JDD publié le week-end dernier, 80% des sympathisants LR estimaient que François Fillon avait la capacité à réformer le pays, ainsi que la stature présidentielle. Ces chiffres sont apparus comme stables par rapport à une précédente enquête menée en décembre. Ainsi, le PenelopeGate n’avait pas entamé la capacité réformatrice de François Fillon aux yeux de l’électorat de droite, ni sa stature présidentielle. En revanche, un autre item a été testé au cours de ce baromètre, celui de l’honnêteté : dans ce cas, on est passé de 75% des électeurs de droite le jugeant honnête à environ 50%.  On peut résumer ce dilemme de la façon suivante : l’électorat de droite, qui a massivement adhéré au programme et aux valeurs portés par François Fillon durant la primaire, a cru très fortement que la victoire était possible en 2017. Le PenelopeGate vient rendre ce scénario beaucoup moins possible, plongeant l’électorat de droite dans une très grande perplexité, à la fois stratégique (faut-il garder le candidat Fillon ?) mais aussi morale (pour faire triompher nos valeurs et faire appliquer un programme auquel on croit, doit-on aller jusqu’à soutenir un candidat qui, manifestement, a eu un comportement qui n’était pas irréprochable ?). Tel est l’état actuel de l’électorat de droite, en tout cas de celui qui reste en bonne partie fidèle à François Fillon. Toutefois, une bonne partie de cet électorat semble avoir tranché ce dilemme en soutenant soit Marine Le Pen, soit Emmanuel Macron.  Éric Verhaeghe : Il me semble qu’il manifeste un immense embarras sur la dépossession à laquelle nous assistons. N’oublions jamais que la majorité parlementaire qui a exercé le pouvoir pendant 5 ans était minoritaire dans les urnes. Les candidats socialistes ont drainé moins de vingt millions de voix aux législatives de 2012, et ont obtenu une majorité écrasante, pendant que des minorités importantes comme celles du Front National ne bénéficiaient de pratiquement aucune représentation.   Ce hiatus pose évidemment un problème majeur car, après un quinquennat désastreux, le peuple de droite, si tant qu’il existe sous une forme consciente, n’accepterait pas d’être privé de sa voix et de sa représentation sous prétexte d’une opération médiatique visant à torpiller son candidat élu. Ce sentiment de frustration tombe sous le sens: alors que, objectivement, Fillon représente une aile de l’opinion qui est aujourd’hui majoritaire, cette majorité se trouve minorée du fait d’une opération de déstabilisation revendiquée comme telle par la presse.    Et qui sont ceux qui soutiennent aujourd’hui François Fillon? Ceux qui ont absorbé le choc fiscal sous la gauche, ceux qui sont accablés par les charges et les obligations de toute nature, ceux qui ont eu l’impression d’être méprisés ou maltraités par des postures idéologiques sans véritable légitimité dans l’opinion. Expliquer aujourd’hui à ces gens que l’affaire Fillon va les priver de leur majorité constitue une évidente prise de risque. Autant expliquer que la démocratie n’existe plus et que le régime en place refuse de faire une place à la majorité réelle du pays.   Vous mesurez incidemment la prise de risque qu’une position de ce genre constitue. Quand la majorité considère que les institutions bloquent son expression, toutes les aventures deviennent possibles.  Dans le contexte actuel du PenelopeGate, comment peut-on juger de l’état de tension de l’électorat de droite ?   Jean-Sébastien Ferjou : Le pic de saturation du PenelopeGate a largement été atteint, un certain nombre d’électeurs de droite ne veulent plus entendre les accusations concernant François Fillon et en sont venus à ne plus rien lire, ni écouter des turpitudes supposées du candidat de la droite.  Pour autant, ils ne sont pas convaincus par les explications de leur candidat, ni même à vrai dire par ses qualités personnelles. On entend d’ailleurs beaucoup, dans les couloirs de la droite, de personnalités s’épancher en off sur la thématique d’un Fillon incontournable par absence de plan B mais dont ils doutent de plus en plus des compétences pour assumer la charge de la présidence de la République. Pire, aux yeux d’un certain nombre de ces « chapeaux à plumes » de la droite, la séquence ouverte par Le Canard Enchaîné a mis en lumière ce que serait un président Fillon par gros temps. Et ce qu’ils ont vu, de l’enchaînement des erreurs de communication à la relative incapacité à comprendre ce qui choque réellement le pays, ne les a pas du tout rassurés.  L’électorat de droite, traditionnellement habitué à résister aux excès d’idéologie ou aux passions, se retrouve de fait dans une posture nouvelle pour lui de rébellion. Jusqu’à présent, à l’exception de chapelles libérales ou souverainistes enflammées, le Front national avait le monopole du vote contestataire ou de la rébellion à droite. Désormais, toute une partie de l’opinion française est en train de basculer dans ce schéma mental révolutionnaire.  Jérôme Fourquet : Plus qu’un état de tension, je parlerais de situation de dilemme ou de trouble qui a saisi toute une partie de l’électorat de droite. Ce trouble peut être résumé en quelques chiffres : si l’on s’appuie sur le baromètre Ifop pour le JDD publié le week-end dernier, 80% des sympathisants LR estimaient que François Fillon avait la capacité à réformer le pays, ainsi que la stature présidentielle. Ces chiffres sont apparus comme stables par rapport à une précédente enquête menée en décembre. Ainsi, le PenelopeGate n’avait pas entamé la capacité réformatrice de François Fillon aux yeux de l’électorat de droite, ni sa stature présidentielle. En revanche, un autre item a été testé au cours de ce baromètre, celui de l’honnêteté : dans ce cas, on est passé de 75% des électeurs de droite le jugeant honnête à environ 50%.  On peut résumer ce dilemme de la façon suivante : l’électorat de droite, qui a massivement adhéré au programme et aux valeurs portés par François Fillon durant la primaire, a cru très fortement que la victoire était possible en 2017. Le PenelopeGate vient rendre ce scénario beaucoup moins possible, plongeant l’électorat de droite dans une très grande perplexité, à la fois stratégique (faut-il garder le candidat Fillon ?) mais aussi morale (pour faire triompher nos valeurs et faire appliquer un programme auquel on croit, doit-on aller jusqu’à soutenir un candidat qui, manifestement, a eu un comportement qui n’était pas irréprochable ?). Tel est l’état actuel de l’électorat de droite, en tout cas de celui qui reste en bonne partie fidèle à François Fillon. Toutefois, une bonne partie de cet électorat semble avoir tranché ce dilemme en soutenant soit Marine Le Pen, soit Emmanuel Macron.  Éric Verhaeghe : Il me semble qu’il manifeste un immense embarras sur la dépossession à laquelle nous assistons. N’oublions jamais que la majorité parlementaire qui a exercé le pouvoir pendant 5 ans était minoritaire dans les urnes. Les candidats socialistes ont drainé moins de vingt millions de voix aux législatives de 2012, et ont obtenu une majorité écrasante, pendant que des minorités importantes comme celles du Front National ne bénéficiaient de pratiquement aucune représentation.   Ce hiatus pose évidemment un problème majeur car, après un quinquennat désastreux, le peuple de droite, si tant qu’il existe sous une forme consciente, n’accepterait pas d’être privé de sa voix et de sa représentation sous prétexte d’une opération médiatique visant à torpiller son candidat élu. Ce sentiment de frustration tombe sous le sens: alors que, objectivement, Fillon représente une aile de l’opinion qui est aujourd’hui majoritaire, cette majorité se trouve minorée du fait d’une opération de déstabilisation revendiquée comme telle par la presse.    Et qui sont ceux qui soutiennent aujourd’hui François Fillon? Ceux qui ont absorbé le choc fiscal sous la gauche, ceux qui sont accablés par les charges et les obligations de toute nature, ceux qui ont eu l’impression d’être méprisés ou maltraités par des postures idéologiques sans véritable légitimité dans l’opinion. Expliquer aujourd’hui à ces gens que l’affaire Fillon va les priver de leur majorité constitue une évidente prise de risque. Autant expliquer que la démocratie n’existe plus et que le régime en place refuse de faire une place à la majorité réelle du pays.   Vous mesurez incidemment la prise de risque qu’une position de ce genre constitue. Quand la majorité considère que les institutions bloquent son expression, toutes les aventures deviennent possibles.

Mort de Chuck Berry, la légende du rock'n'roll

Chuck Berry, père fondateur du rock est mort
Chuck Berry, père fondateur du rock est mort©AFP/Archives/ BERTRAND GUAY AFP/Archives

Chuck Berry, un des pères fondateurs du rock’n roll, est décédé samedi à l’âge de 90 ans. Le guitariste et chanteur américain pouvait s’enorgueillir d’avoir révolutionné la musique.

Charles Edward Anderson Berry Sr a été trouvé inanimé par les secouristes à son domicile près de Saint Louis dans le Missouri, où il a passé une bonne partie de sa vie. Son décès a été prononcé à 13H26 locales (18H26 GMT).

« C’est avec tristesse que la police du comté de Saint Charles confirme la mort de Charles Edward Anderson Berry Sr., mieux connu comme le légendaire musicien Chuck Berry », peut-on lire sur la page Facebook. Ce n’était que le premier d’innombrables hommages à la légende.

Les causes du décès n’étaient pas connues samedi soir et la famille a demandé à ce que l’on respecte son intimité pendant le deuil.

Chuck Berry laisse une oeuvre immense, de « Maybellene » à « Roll Over Beethoven » et « Johnny B. Goode », qui a influencé plusieurs générations de musiciens.

Le rocker Chuck Berry, le 10 juillet 1981, en concert à Nice © NOVOVITCH AFP/ArchivesLe rocker Chuck Berry, le 10 juillet 1981, en concert à Nice © NOVOVITCH AFP/Archives
Le rocker Chuck Berry, le 10 juillet 1981, en concert à Nice © NOVOVITCH AFP/Archives

Pour preuve de son empreinte laissée dans l’histoire de la musique, les hommages ont vite afflué. De Bruce Springsteen, avec qui Chuck Berry avait une relation étroite et qui voit en lui le plus grand rocker de tous les temps, à Mick Jagger qui l’a remercié pour « ta musique qui est gravée en nous », en passant par Lenny Kravitz (« Gloire, Gloire à Chuck Berry. Aucun de nous ne serait là sans toi ») ou encore Ringo Starr (R.I.P et paix et amour Chuck Berry, M. rock’n roll musique »). 

Et au-delà du rock, Chuck D. le leader du mythique groupe de rap Public Enemy a aussi salué « Crazy Legs ». « RIP roi du Rock and Roll Mr Chuck Berry », a twitté le rappeur.

Héros d’une jeunesse blanche

Auteur d’un grand nombre de classiques du rock, Chuck Berry a composé des dizaines de tubes des années 50, 60 et 70, parmi lesquels « Sweet Little Sixteen », « School Days » ou « My Ding a Ling ».

Le rocker de légende Chuck Berry en concert, le 11 janvier 2005 à l'Olympia à Paris © BERTRAND GUAY AFP/ArchivesLe rocker de légende Chuck Berry en concert, le 11 janvier 2005 à l'Olympia à Paris © BERTRAND GUAY AFP/Archives
Le rocker de légende Chuck Berry en concert, le 11 janvier 2005 à l’Olympia à Paris © BERTRAND GUAY AFP/Archives

Chuck Berry est né le 18 octobre 1926 à Saint Louis (Missouri).

Il apprend la guitare jazz durant son enfance, tout en accumulant les petits boulots et en flirtant avec la délinquance.

Devenu coiffeur, marié et père de famille, il arrondit ses fins de mois en jouant de la guitare dans des clubs, lorsqu’il est remarqué par le bluesman Muddy Waters.

En 1955, il enregistre sa première chanson, « Maybellene », qui devient un tube phénoménal et marque pour lui le début de dix années de succès.

Chuck Berry enregistre ensuite « Thirty Days », « No money down » et « Roll Over Beethoven » (1956), avant d’enchaîner les tubes: « School Days » et « Rock and Roll Music » en 1957, « Sweet Little Sixteen », « Carol » et « Johnny B. Goode » en 1958, « Little Queenie », « Memphis Tennessee » et « Back in the USA » en 1959.

A la fin des années 50, son succès est gigantesque, ses chansons sont partout et il parvient, avec des thèmes simples et universels exaltant les préoccupations des adolescents – la fête, le flirt, les voitures, l’école -, à devenir le héros d’une jeunesse blanche fascinée par le rock.

Parmi celle-ci un jeune autrichien du nom d’Arnold Schwarzenegger. « Quand j’avais 10 ans et que, chaque nuit, je rêvais de partir en Amérique, c’est Chuck Berry qui avait fait la bande son », a écrit l’ancienne superstar d’Hollywood.

Au plus haut des cieux

La carrière du rocker est ensuite freinée par une condamnation en 1961 et un séjour de deux ans en prison pour une affaire de moeurs. A sa sortie, il traverse une période difficile, tandis que ses standards commencent à être repris par des groupes européens comme les Beatles ou les Rolling Stones.

Chuck Berry ne renoue avec le succès qu’au début des années 70, avec « My Ding A Ling » (1972), qui le replace au sommet des hits parades. Il multiplie alors les tournées, monnayant très cher ses apparitions.

Défrayant à nouveau occasionnellement la chronique par ses démêlés avec la justice, le chanteur se retire ensuite peu à peu, continuant cependant à donner des concerts, de plus en plus espacés.

Le jour de son 90e anniversaire il avait créé la surprise en annonçant la sortie d’un nouvel album, son premier depuis près de 40 ans.

Sobrement intitulé « Chuck », l’album a été enregistré dans des studios près de Saint-Louis et devait sortir dans le courant de cette année.

Si Chuck Berry est peut-être monté au ciel, son légendaire « Johnny B. Goode » l’y a précédé. C’est le seul morceau de musique rock gravé sur le disque d’or emporté par les sondes Voyager I et II avec d’autres trésors de l’Humanité dans l’espoir qu’ils puissent être décryptés par des extra-terrestres. Elles volent aujourd’hui toutes deux en-dehors du système solaire.

19/03/2017 03:19:40 –         Washington (AFP) –         © 2017 AFP

Quand Fillon, Hamon et Macron détaillent leur vision du travail devant la CFDT

Invités par Laurent Berger à détailler leur perception de la vie en entreprise, les trois candidats à la présidentielle ont, sans surprise, apporté des réponses très différentes.

La CFDT voulait publier une photographie du monde du travail et de la façon dont les Français vivaient leur quotidien professionnel en « cassant les clichés », afin de mettre cette question au centre du débat de la présidentielle.

En publiant, jeudi 16 mars, les résultats complets de cette enquête baptisée « Parlons travail » et menée auprès de 200 000 personnes, le syndicat de Laurent Berger a eu des munitions concrètes pour sonder les intentions des candidats à la présidentielle. Trois d’entre eux: Benoit Hamon, François Fillon, et Emmanuel Macron (en vidéo car il était en déplacement à Berlin), se sont prêtés au jeu du grand oral. Le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière, avait fait le déplacement pour représenter le candidat de la France insoumise.

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Marine Le Pen n’a pas été conviée par le syndicat. Pour Laurent Berger, « les valeurs qu’elle porte sont incompatibles avec celles de la CFDT. » S’il refuse de soutenir un candidat, le syndicat a clairement indiqué sa volonté de « faire barrage au FN. »

« Et vous, François Fillon, vous prenez du plaisir au travail ? »

Les présents ont d’abord répondu à deux questions issues de l’enquête de la CFDT. Pour Benoît Hamon, ces questions portaient sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée: « Mon entourage me dit que je travaille trop », « Je dors mal à cause de mon travail »… « Oui, je travaille trop, surtout en ce moment, a répondu le candidat socialiste, qui avait dévoilé son programme le matin même. Quant au sommeil, je ne peux pas vraiment répondre à ça car une campagne n’est, de toute façon, pas une période normale. »

Quand François Fillon, visage fermé, est arrivé sur scène, il lui a été demandé s’il prenait du plaisir au travail. « Ça dépend des moments, mais en ce moment, c’est moyen », a-t-il répondu. La deuxième question, moins intime, portait sur la réduction du temps de travail comme moyen de lutte contre le chômage. Sans surprise, le candidat des Républicains a répondu qu’il n’était pas d’accord avec cette analyse et il en a profité pour détailler sa méthode pour supprimer les 35 heures.

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Le vainqueur de la primaire à droite a expliqué qu’il donnerait entre « un an et dix-huit mois aux entreprises qui le souhaitent pour négocier des accords sur le temps de travail. Ensuite, une sorte de moyenne des différents accords négociés sera effectuée et c’est cette durée qui deviendrait la nouvelle durée de référence de temps de travail pour les entreprises nouvelles ou celles qui n’auraient pas signé d’accord. François Fillon n’avait jamais fait part de cette méthode-là jusqu’à présent.

S’il n’avait pas de travail, Macron « s’en inventerait un »

Alexis Corbière a dû répondre à une question sur « les compétences de son chef », qu’il a jugées « exceptionnelles », avant de préciser, tout de même, qu’un candidat n’était pas un patron et qu’un militant n’avait pas de lien de subordination avec lui.

Emmanuel Macron, lui, a répondu à une question sur le stress et la pression au travail : « Est-il normal d’en baver au bureau? ». Pour le candidat d’En Marche, certaines périodes peuvent être synonymes d’activité intense ou de challenge, mais il n’est jamais normal « de subir une situation désagréable ».

« Seriez-vous heureux sans travailler, Emmanuel Macron? », a ensuite demandé le journaliste en charge d’animer les débats au siège de la CFDT. « Non, je ne le pense pas. Je pense même que je m’inventerais dans un travail si je n’en avais pas », a-t-il ajouté.

La pénibilité, cruciale pour 97% des Français

Outre ces questions amusantes, l’échange avec le syndicat réformiste a surtout permis aux candidats d’insister sur les thématiques qui leur tenaient à coeur. Benoît Hamon a donc évoqué la taxation des robots, sous forme de cotisation mensuelle « pas forcément prohibitive appliquée dans les secteurs où ils détruisent des postes afin qu’il y ait une aide pour abonder un fonds d’aide à l’emploi. »

Le candidat de gauche a également souhaité que les comités d’entreprise puissent émettre des « avis conformes », qu’il ne veut pas appeler droit de veto « sur la façon dont l’entreprise utilise l’argent public », comme le CICE.

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Alexis Corbière a défendu la vision de Jean-Luc Mélenchon selon laquelle, en matière de droit du travail, la loi doit toujours primer et insisté sur la nécessité de faire de la santé au travail « une grande cause nationale ». Autre élément proposé par Jean-Luc Mélenchon: la possibilité d’obtenir des droits aux allocations chômage en cas de démission. Rapprochement étonnant : cette mesure est également portée par Emmanuel Macron.

Un Emmanuel Macron pas présent physiquement à la CFDT mais qui a tout de même réaffirmé sa volonté de « suspendre le compte pénibilité » – devant les petits patrons de la CPME, il avait dit vouloir le « supprimer ». Il a également affirmé qu’il trouvait que ce mot renvoyait à une vision « doloriste du travail », mais qu’il voulait quand même l’intégrer dans le calcul de la retraite, qu’il souhaite réformer. Il vaudrait mieux, car pour 97% des sondés de l’étude « Parlons travail », la pénibilité est une question qui « doit être prise en compte »…

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