Monthly Archives: février 2017

Le RSI dénonce le « bashing » des candidats et tente de sauver sa peau

S’estimant injustement attaqués par l’ensemble des candidats à la présidentielle, qui entendent modifier voire supprimer le régime social des indépendants (RSI), les administrateurs de l’organisme ont plaidé leur cause, ce lundi 27 février. Suffisant?

« Je suis extrêmement en colère. J’en ai marre d’entendre tout et n’importe quoi de la part des futurs dirigeants de la France. » Gérard Quevillon, le président du RSI est bien décidé, en ce lundi 27 février, à faire part de son mécontentement face aux critiques dont le régime est l’objet ces dernières semaines.

« Supprimer le RSI? Ce n’est pas le bon programme », estiment les responsables du RSI, qui ont adressé une lettre ouverte aux candidats à l’élection présidentielle.

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« Pourquoi ne veulent-ils pas nous recevoir et nous écouter? Nous avons des propositions à leur faire, a lancé Gérard Quevillon, dans un exercice de dénigrement de la classe politique, qui, à ses yeux, n’assume pas ses responsabilités. Aucun candidat ne voudrait discuter avec les représentants du RSI, donc. « François Fillon nous a reçus et nous attendons une réponse de Benoît Hamon, complète Gérard Quevillon. Mais ni Macron, ni Le Pen, ni Mélenchon ne jugent utile de nous rencontrer et de nous écouter. »

Pour Claude Villard, en charge de la caisse RSI du Rhône, ces candidats veulent « faire du buzz avec le RSI ». « Assez de propos d’estrades racoleurs de voix, qui s’inscrivent dans du RSI bashing incessant! », a poursuivi Philippe Magrin, de la caisse RSI de Bretagne.

« La catastrophe industrielle est derrière nous »

Emmanuel Macron, Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon sont particulièrement dans le viseur de ces administrateurs en colère car ils proposent de supprimer le RSI et d’affilier les indépendants au régime général. De leur côté, François Fillon et Benoît Hamon proposent, eux, de refondre le régime pour le rapprocher de celui des salariés mais pas nécessairement d’en finir avec lui.

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« Il faut que les électeurs comprennent que la fin du RSI et un basculement vers le régime général provoquerait une hausse des cotisations de plus de 50% sans le moindre droit supplémentaire en termes de couverture sociale », a martelé Gérard Quevillon, qui a rappelé que plus de 60% des assurés ne touchaient pas le smic.

Pour un RSI à l’image plus que dégradée dans les rangs de ses affiliés, le plaidoyer anti-politique et en faveur de sa survie a aussi comporté un peu de mea culpa. Car ces « attaques » politiques, peut-être électoralistes en ces temps de campagne présidentielle, sont nourries par les critiques violentes des affiliés, souvent très remontés contre le RSI.

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« La catastrophe industrielle dénoncée notamment par la Cour des comptes en 2012 est derrière nous et les services font des efforts considérables depuis dix ans pour nous sortir de la situation difficile dans laquelle nous étions justement parce que les politiques ne nous avaient pas écoutés, a reconnu Stéphane Sellier, directeur général du RSI. Aujourd’hui, les choses vont mieux, elles vont bien. Mais il faut qu’on nous laisse travailler. »

Le RSI veut défendre ses particularités

La défense du bilan s’est aussi accompagnée d’une série de propositions concrètes formulées par le RSI. Ces mesures sont censées mieux protéger les assurés et leur garantir une meilleur prise en charge comme celles qui visent à leur permettre d’obtenir un quatrième trimestre de retraite en revalorisant les barèmes actuels de cotisations ou bien la proposition qui consiste à permettre aux indépendants qui « cotisent sur bases réelles de calculer et de payer en ligne leurs cotisations ».

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Surtout, les administrateurs du RSI aimeraient qu’il soit mis fin à l’exception des SAS. A leurs yeux, il s’agit d’une « dérive ». En effet, de nombreux dirigeants optent pour la SAS afin d’éviter le RSI. Affiliés au régime général, ils se rémunèrent en dividendes et paient un forfait social de 15,5%. C’est bien moins que les 47% de cotisations prélevées sur le bénéfice d’un indépendant relevant du RSI. Mais il paiera d’avantage d’impôts.

« Tous les jours le RSI est à l’écoute des personnes en difficulté »

Pour les administrateurs du RSI, cette situation est « injuste » car les dirigeants en SAS ne cotisent pas pour la retraite ou l’invalidité. A terme, ils courent le risque d’être mal couverts notamment et de se retrouver au minimum vieillesse. Le RSI souhaite en finir avec cette exception qui prend une place de plus en plus importante puisque le nombre de SAS ne cesse de progresser ces dernières années pour représenter plus de la moitié de créations d’entreprises. Une solution qui n’a pas tardé à faire réagir. Aux yeux de la CPME, « taxer les dirigeants de SAS ne résoudrait en rien les problèmes actuels », a aussitôt indiqué la Confédération des petites entreprises dans un communiqué.

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Enfin, le RSI a souhaité défendre ses particularités en insistant notamment sur « l’accompagnement spécifique et l’offre de service adaptée » qu’il propose aux assurés. « Tous les jours le RSI est à l’écoute des personnes en difficulté et propose des programmes de prévention des risques de santé ou d’accompagnement des professionnels en grande difficulté », a insisté Bernard Delran, vice-président du conseil d’administration du RSI. Ce plaidoyer sera-t-il suffisant pour convaincre les dirigeants politiques et les électeurs ? Réponse dans quelques mois…

À la Une ce mardi 28 février…

Inauguration.François Hollande inaugure ce mardi la ligne à grande vitesse SEA Tours-Bordeaux en Charente. L’inauguration sera suivie de la visite du centre de supervision, de la salle de maintenance et d’une rencontre avec stagiaires et formateurs. Le président prononcera ensuite un discours. Dans un premier temps, cette ligne ne devrait pas être rentable pour la SNCF.

AZF.Le troisième procès de la catastrophe du complexe chimique AZF à Toulouse se poursuit. L’explosion avait coûté la vie à 31 personnes en septembre 2001. Les débats, qui vont durer quatre mois, se tiennent devant la cour d’appel de Paris, après deux premiers procès à Toulouse en 2009 et 2012.

Trump. Le président américain Donald Trump, qui a annoncé une hausse « historique » des dépenses militaires, prononce un discours très attendu devant les deux chambres du Congrès réunies.

Procès. Le procès de 330 suspects accusés d’être impliqués dans le putsch manqué de juillet en Turquie s’ouvre à Ankara. Quelque 41 000 personnes avaient été arrêtées.

Irak.Les forces irakiennes ont annoncé avoir pris le contrôle d’un pont à Mossoul, ce qui va élargir leurs options pour attaquer les derniers quartiers encore tenus par le groupe Etat islamique (EI) dans l’ouest de la deuxième ville du pays.

Syrie. Le Conseil de sécurité de l’ONU vote sur un projet de résolution qui imposerait des sanctions à la Syrie, accusée d’avoir utilisé des armes chimiques. Sur le terrain, l’armée syrienne a effectué lundi une percée face au groupe Etat Islamique (EI) dans la province d’Alep et vers la cité antique de Palmyre. A Genève, l’ONU poursuit sa médiation pour des négociations intersyriennes.

Fashion Week.Un mois après la Fashion Week Homme à Paris, les défilés s’ouvrent à nouveau dans la capitale avec des jeunes créateurs comme Paskal, Aalto, Koché, Jacquemus, et Saint Laurent en soirée. L’évènement dure jusqu’au 7 mars.

Emmanuel Macron veut-il « fliquer » les chômeurs?

Des allocations pour les salariés démissionnaires et les indépendants, des formations « certifiantes »… Le candidat d’En Marche a détaillé ses propositions sur l’assurance-chômage qu’il souhaite profondémendent réformer. Et contrôler.

Le chômage sera « le coeur de son projet ». Dans une interview au quotidien Les Echos du vendredi 24 février, Emmanuel Macron a présenté les grandes lignes et de son projet économique ainsi qu’un cadrage budgétaire. Sur la question du chômage, qu’il estime donc centrale, l’ancien ministre de l’Economie envisage des changements importants.

Le candidat d’En Marche entend tout d’abord réformer l’Unédic, l’organisme en charge de l’assurance-chômage en le nationalisant. « La gouvernance sera publique. Il faut que le système change vraiment », martèle l’ancien ministre de l’Economie, qui souhaite donc faire fi des partenaires sociaux actuellement co-gestionnaires de l’Unédic. Il avait déjà évoqué cette trajectoire dans son ouvrage Révolution.

« Un filet de sécurité pour tous, mais avec de vraies exigences »

Le candidat à la présidentielle veut changer la gouvernance mais aussi la nature même de l’assurance-chômage en la faisant passer d’une logique d’assurance – en cotisant, les salariés s’assurent contre le risque de perte d’emploi pour être ensuite indemnisés – vers un droit universel », qu’il assimile à l’assurance-maladie universelle. Le chômage deviendrait donc une sorte de droit pour tous, que le candidat entend élargir aux salariés qui démissionnent (de façon limitée) mais aussi aux indépendants après cinq ans d’activité et aux professions libérales.

« Cette proposition a du sens à l’heure de l’uberisation, commente Hervé Chapron, ancien directeur général adjoint de Pôle emploi et auteur d’un ouvrage* sur la question. Si je suis opposé aux effets d’aubaine que risque de créer le droit aux indemnités en cas de démission, il me semble assez logique de proposer ce droit à ceux qui prennent des risques. Mais le problème, c’est qu’Emmanuel Macron ne dit rien sur le colossal déficit de l’assurance-chômage, qui est de 30 milliards d’euros à l’heure où je vous parle. Or, en élargissant le nombre d’élus potentiels, on creusera ce déficit. »

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Emmanuel Macron entend assortir ces nouveaux « droits » de « devoirs ». Il compte en effet renforcer les obligations des demandeurs d’emploi. « Mon nouveau système crée un filet de sécurité pour tout le monde, mais avec de vraies exigences », commente le candidat.

Quelle forme prendraient-elles ? Emmanuel Macron ne donne que peu de détails, mais il explique que dès l’arrivée d’un chômeur au sein de Pôle emploi, « un bilan de compétences » sera réalisé et que celui-ci sera dirigé vers une formation « vraiment qualifiante ». Qu’entend-il par le terme « formation vraiment qualifiante » ? Le candidat d’En Marche ne l’explique pas. « Il est essentiel de se poser la question des formations et de leur orientation, vers des secteurs qui recrutent, commente Hervé Chapron. Pour le moment, le système ne marche pas bien et le taux d’emploi est très faible. Emmanuel Macron établit le bon diagnostic en voulant agir sur la formation mais il apporte des réponses imprécises. »

« La tarte à la crème du contrôle des chômeurs »

Les seuls détails fourni pour le moment concernent le suivi post-formation qu’envisage le candidat Macron. Une fois formé, le demandeur d’emploi devra « accepter les offres qui lui sont proposées. » De plus, les prestations seront « strictement conditionnées (aux) efforts de recherche, avec un contrôle drastique », menace Emmanuel Macron.

« C’est la tarte à la crème récurrente, le contrôle des chômeurs, s’exclame Hervé Chapron. En 2008 avec sa loi sur les droits et devoirs des chômeurs, Nicolas Sarkozy avait voulu instaurer une impossibilité de refuser plus de deux offres dites raisonnables d’emploi mais ça n’a jamais marché. Pourquoi? Parce qu’un tribunal peut sans problème le retoquer. » Le candidat insiste beaucoup sur le renforcement des contrôles afin de mieux « surveiller » les demandeurs d’emploi. Pourtant, la méthode existe déjà au sein de Pôle emploi. Un dispositif est en effet en place depuis la fin de l’année 2015.

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200 agents supplémentaires ont ainsi été mobilisés pour adresser un questionnaire aux chômeurs qui font l’objet d’un surcroît d’attention. Ils doivent ensuite justifier de leurs démarches. En cas d’absence de preuves matérielles, un entretien téléphonique est organisé. En dernier recours, les chômeurs sont convoqués dans leur agence. Mais ce dispositif a plus pour but de tenter de remobiliser les chômeurs découragés par une recherche souvent longue et difficile. C’est en tout cas ce que montrait une étude de l’opérateur public publiée lors de l’expérimentation des contrôles. « Le patron de Pôle emploi, Jean Bassères, a toujours dit qu’il envisageait ça comme une façon de sauver les chômeurs qui s’enlisaient et pas comme une méthode de flicage », complète Hervé Chapron.

Pour réaliser ce suivi coercitif des chômeurs, Pôle emploi aura aussi besoin de recruter des agents supplémentaires. Des agents entièrement consacrés à l’accompagnement et au suivi des chômeurs. Mais ça, Emmanuel Macron n’en parle pas…

* Emploi: Tout va très bien, Madame la Marquise, éditions Docis, janvier 2017.

NBA: Parker confiant en San Antonio avant la dernière ligne droite

Le meneur français de San Antonio Tony Parker (g) monte au panier face aux Los Angeles Lakers, le 26 février 2017 au Staples Center à Los Angeles
Le meneur français de San Antonio Tony Parker (g) monte au panier face aux Los Angeles Lakers, le 26 février 2017 au Staples Center à Los Angeles©Getty/AFP/ Jayne Kamin-Oncea

Le meneur français de San Antonio Tony Parker aborde la dernière partie de la saison régulière du Championnat NBA 2017-18 avec confiance, a-t-il expliqué dimanche après la victoire sans appel des Spurs face aux Lakers (119-98).

« On a bien débuté ce match en les agressant d’entrée, c’était important, car c’est le genre d’équipe qui, quand elle marque ses premiers paniers, prend beaucoup de confiance », a expliqué Parker qui a fini la rencontre avec 8 points et 9 passes en 19 minutes.

Ce match contre les Lakers marquait la fin du traditionnel « rodeo trip » des Spurs, qui, comme chaque année en février, ont disputé huit matches de suite à l’extérieur en raison de l’indisponibilité de leur salle, utilisée pour le rodéo de San Antonio.

« On a fini notre +road trip+ avec un bilan de six victoires et deux défaites, c’est bien. C’est un moment important pour apprendre à encore mieux se connaître et pour être sûr que l’équipe va dans la bonne direction », a insisté « TP ».

« Mais il faut continuer à progresser et à gagner des matches. Il nous faut plus de constance sur 48 minutes, on a encore parfois des hauts et des bas et on sait très bien qu’en play-offs contre les bonnes équipes, chaque possession de balle est importante », a rappelé le quadruple champion NBA.

Alors qu’il leur reste 24 matches avant la fin de la saison, régulière le 12 avril, les Spurs sont 2e de la conférence Ouest avec leur bilan de 45 victoires et semblent les seuls à pouvoir empêcher les Golden State Warriors d’atteindre en juin la finale NBA pour la troisième année consécutive.

« On ne pense pas à ça, sinon tu peux avoir des surprises. On se concentre sur notre équipe, on verra tour après tour », a insisté Parker dont l’équipe a été éliminée au 1er tour des play-offs en 2015 et au 2e tour en 2016 depuis son sacre en 2014.

Le meneur des Spurs, 34 ans, a reçu durant la rencontre un coup sur l’un de ses genoux, sans gravité: « Ma grande expérience de 16 années en NBA me dit que ce n’est pas grave, je devrais pouvoir jouer le prochain match », a-t-il conclu.

27/02/2017 10:24:18 –         Los Angeles (AFP) –         © 2017 AFP

11 infractions routières du salarié que l’entreprise doit désormais dénoncer

L’employeur dont le salarié a commis une infraction au code de la route est dans l’obligation de le dénoncer à l’administration. Pour quelles contraventions? Les voici.

Jusqu’en 2016, lorsqu’un salarié commettait une infraction routière avec le véhicule d’entreprise, soit l’employeur payait directement l’amende, soit il dénonçait le salarié. La loi de modernisation de la justice du 21e siècle, adoptée le 12 octobre 2016 met fin à cette tolérance.

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Depuis le 1er janvier 2017, l’employeur est dans l’obligation de communiquer à l’administration l’identité, l’adresse et le numéro de permis de conduire du salarié qui conduisait le véhicule.

Quelles sont les infractions à dénoncer?

Le salarié qui commet une infraction au code de la route au volant d’un véhicule de société et qui n’est pas interpellé immédiatement ne reçoit pas directement la contravention. L’infraction constatée par un radar automatique ou une caméra de surveillance de trafic urbain (ou routier) est envoyée à l’entreprise titulaire de la carte grise.

L’employeur est obligé de le dénoncer dans les onze cas répertoriés ci-dessous:

1. le défaut de port de la ceinture de sécurité;

2. l’usage d’un téléphone portable tenu en main par le conducteur;

3. l’usage de voies réservées à certains véhicules (voies de bus, pistes cyclables, par exemple);

4. la circulation, l’arrêt ou le stationnement non justifiés sur une bande d’arrêt d’urgence;

5. le non-respect des distances de sécurité;

6. le chevauchement et le franchissement d’une ligne continue;

7. le non-respect d’un stop ou d’un feu rouge;

8. les excès de vitesse;

9. le non-respect des règles de dépassement;

10. le non-respect des « sas vélos » situés juste devant les feux tricolores;

11. le défaut de port de casque ou de gants sur un deux-roues motorisé.

A savoir, une douzième infraction, le défaut d’assurance-responsabilité civile, est stipulée par la loi mais son décret d’application n’est pas encore paru.

Que doit faire l’entreprise?

L’employeur doit dénoncer l’identité de son salarié dans les 45 jours suivant l’envoi de l’avis de contravention. Il peut envoyer le formulaire joint au procès verbal par lettre recommandée avec accusé de réception ou se connecter au site de l’agence nationale de traitement automatisé des contraventions. L’employé se verra alors contraint de régler l’amende et perdra les points liés à l’infraction comme s’il avait été au volant de son propre véhicule.

Que risque l’employeur qui ne se plie pas à cette nouvelle obligation?

Attention! L’employeur qui ne se plie pas à l’obligation de divulgation de l’identité du salarié fautif risque une sanction. Il devra régler une amende maximale de 750 euros, personnellement redevable par le dirigeant, en plus de l’amende due pour la contravention routière.

En cas de fausse déclaration, des poursuites pénales seront engagées.

Pour échapper à cette obligation de dénoncer, l’employeur devra par exemple fournir le récépissé du dépôt de plainte pour vol, ou une copie de déclaration de cession du véhicule.

Les principaux lauréats aux César 2017

Le réalisateur néerlandais Paul Verhoeven reçoit le César du meilleur film pour "Elle", le 24 février 2017 à Paris
Le réalisateur néerlandais Paul Verhoeven reçoit le César du meilleur film pour « Elle », le 24 février 2017 à Paris©AFP/ bertrand GUAY AFP

Voici la liste des films et des artistes récompensés dans les principales catégories pour la 42e cérémonie des César, qui s’est déroulée vendredi soir à Paris Salle Pleyel.

Meilleur film: « Elle » de Paul Verhoeven

Meilleur réalisateur: Xavier Dolan pour « Juste la fin du monde »

Isabelle Huppert, César de la meilleure actrice pour le fim "Elle", le 24 février 2017 à Paris © bertrand GUAY AFPIsabelle Huppert, César de la meilleure actrice pour le fim "Elle", le 24 février 2017 à Paris © bertrand GUAY AFP
Isabelle Huppert, César de la meilleure actrice pour le fim « Elle », le 24 février 2017 à Paris © bertrand GUAY AFP

Meilleure actrice: Isabelle Huppert dans « Elle »

Meilleur acteur: Gaspard Ulliel dans « Juste la fin du monde »

Meilleure actrice dans un second rôle: Déborah Lukumuena dans « Divines »

Meilleur acteur dans un second rôle: James Thierrée dans « Chocolat »

Déborah Lukumuena, César du meilleur second rôle dans "Divines", le 24 février 2017 à Paris © bertrand GUAY AFPDéborah Lukumuena, César du meilleur second rôle dans "Divines", le 24 février 2017 à Paris © bertrand GUAY AFP
Déborah Lukumuena, César du meilleur second rôle dans « Divines », le 24 février 2017 à Paris © bertrand GUAY AFP

Meilleur espoir féminin: Oulaya Amamra dans « Divines »

Meilleur espoir masculin: Niels Schneider dans « Diamant noir »

Meilleur film étranger: « Moi Daniel Blake » de Ken Loach

Meilleur film d’animation: « Ma vie de courgette » de Claude Barras

Meilleur documentaire: « Merci patron ! » de François Ruffin

25/02/2017 01:11:57 –         Paris (AFP) –         © 2017 AFP

Un salaire d’existence de Mr Hamon

Le candidat socialiste propose d’allouer un « revenu universel d’existence » de 730 euros par mois de façon généralisée, notamment de revenu, progressivement à toute la communauté. Sa charge annuel à terme serait de 850 milliards d’euros, ce qui fait la moitié des dépenses d’Etat. Le revenu universel fût suggéré par des fonctionnaires que beaucoup qualifieraient de libéraux, fréquemment en l’affiliant à une recette corrélatif au revenu global pour le régler. Une charge générale au taux de 37 % saurait ainsi payer une charge de 700 Mrds d’euros. Ce système, salaire d’existence et une taxe proportionnel, assurerait, selon ses fondateurs, un niveau de vie à minima à chaque Français aussi en l’appelant à travailler plus que dans la méthode existant. Aussi, chaque euro additionnel regagné par son occupation lui donnerait 0.61 Euros après prélèvement alors que, à présent, il gagne en net simplement 0.45 Euros généralement, parce qu’il voit abaisser ses indemnités sociales et augmenter ses niveaux d’impositions et cotisations. Pour les fonctionnaires, ce revenu d’existence intervertirait la majorité des contributions sociales et des fonctions publiques dont la consommation est individualisé. Chacun percevrait le minimum indispensable pour exister, l’enrichirait par une activité professionnelle, le dépenserait pour des services de son choix et se protégerait de manière libre contre quelques risques, dont les actuels risques de vie. La globalité des provisions sociales approchant pratiquement 800Mrds d’euros, le revenu universel n’accentuerait ainsi pas les dépenses d’Etat et pourrait être payé sans alourdir les prélèvements obligatoires. Il faudrait toutefois transformer quelques-uns de ceux-là, particulièrement les prélèvements, par une charge sociale à 38.5 %. L’État renoncerait à intercéder afin de proposer des prescriptions aux ménages. Les suites de la constitution d’un revenu d’existence sur la rentabilité des entreprises économiques, l’attractivité du lieu, la participation et l’emploi, ou davantage la fraude à l’impôt et administrative, deviendraient catastrophiques. Ce n’est incontestablement pas l’illusion de Benoît Hamon, qui n’a pas signalé l’élimination de fonctions étatiques. On peut néanmoins concevoir que le salaire d’existence modifierait les minima sociétaux (à peu près 28 milliards euros) et les indemnités familiales (13 Milliards euros), tout enfant y donnant droit, toutefois ces économies ne moduleraient pas la nature des difficultés : il faudrait accroître les impôts obligatoires d’environ 535 Milliards euros, donc de 53.5 %. Les séquelles de l’établissement d’un revenu sur la compétitivité des entreprises, l’attractivité du territoire, l’investissement et l’emploi, ou aussi la fraude à l’impôt et administrative, seraient désastreuses.

Violences policières: heurts lors d'une manifestation à Paris

Heurts lors d'un manifestation contre les violences policières le 23 février 2017 à Paris
Heurts lors d’un manifestation contre les violences policières le 23 février 2017 à Paris ©AFP/ Lionel BONAVENTURE AFP

Plusieurs centaines de jeunes manifestaient jeudi à Paris contre les violences policières, un rassemblement marqué par des heurts avec les forces de l’ordre, a constaté une journaliste de l’AFP, alors que seize lycées étaient totalement bloqués, selon le rectorat.

A l’appel de mouvements antifascistes, les jeunes, dont certains étaient cagoulés, se sont rassemblés place de la Nation aux cris de « vengeance pour Théo » et « tout le monde déteste la police ».

Des manifestants ont tenté de forcer les barrages des policiers, qui ont riposté par des tirs de gaz lacrymogènes. Certains jeunes ont lancé aussi des pavés sur les forces de l’ordre.

Des jeunes manifestants près du lycée Voltaire le 23 février 2017 à Paris © GEOFFROY VAN DER HASSELT AFPDes jeunes manifestants près du lycée Voltaire le 23 février 2017 à Paris © GEOFFROY VAN DER HASSELT AFP
Des jeunes manifestants près du lycée Voltaire le 23 février 2017 à Paris © GEOFFROY VAN DER HASSELT AFP

Treize « interdictions de paraître » ont été prises dans la matinée en lien avec ce rassemblement, selon une source policière. Il s’agit d’une mesure visant à éloigner temporairement d’un périmètre une personne susceptible de participer à des débordements.

A Paris, seize lycées étaient totalement bloqués jeudi matin et douze autres partiellement, selon le rectorat de Paris, qui avait d’abord annoncé une dizaine de lycées bloqués et une quinzaine au total perturbés. Paris compte au total une centaine de lycées.

Des poubelles ont été entassées devant l’entrée de plusieurs établissements parisiens, notamment pour protester contre les violences policières et soutenir Théo, un jeune homme noir de 22 ans, victime d’un viol présumé avec une matraque lors d’une interpellation brutale le 2 février à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Des poubelles entassées devant l'entrée du lycée Dorian pour protester contre les violences policières, le 23 février 2017 à Paris © GEOFFROY VAN DER HASSELT AFPDes poubelles entassées devant l'entrée du lycée Dorian pour protester contre les violences policières, le 23 février 2017 à Paris © GEOFFROY VAN DER HASSELT AFP
Des poubelles entassées devant l’entrée du lycée Dorian pour protester contre les violences policières, le 23 février 2017 à Paris © GEOFFROY VAN DER HASSELT AFP

Plusieurs poubelles ont été incendiées, notamment devant les lycées Voltaire et Racine, ont constaté des journalistes de l’AFP, entraînant l’intervention des pompiers. Le rectorat a fait état de départs de feu devant trois établissements, citant également le lycée Bergson.

Une série de manifestations contre les violences policières ont eu lieu en région parisienne et en province, parfois émaillées d’incidents, dans le sillage de l’affaire Théo, qui a eu un grand retentissement politique.

La manifestation de la place de la Nation n’a pas été autorisée, a fait savoir mercredi sur Twitter la préfecture de police. « Toute incitation ou participation à un attroupement non déclaré engage votre responsabilité morale et juridique », a-t-elle averti.

Des jeunes cagoulés lors d'une manifestation contre les violences policières le 23 février 2017 à Paris © Lionel BONAVENTURE AFPDes jeunes cagoulés lors d'une manifestation contre les violences policières le 23 février 2017 à Paris © Lionel BONAVENTURE AFP
Des jeunes cagoulés lors d’une manifestation contre les violences policières le 23 février 2017 à Paris © Lionel BONAVENTURE AFP

Par ailleurs, huit mineurs, interpellés mercredi lors d’un rassemblement contre les violences policières devant un lycée à Clichy (Hauts-de-Seine), devaient être mis en examen jeudi par un juge des enfants de Nanterre, selon le parquet. Ils sont soupçonnés d’avoir jeté des projectiles contre la police.

Enfin, la manifestation contre les violences policières, mercredi à Rouen a donné lieu à des échauffourées et conduit à 18 interpellations, a-t-on appris jeudi de source policière.

La manifestation d’environ 200 jeunes, très encadrée par les forces de l’ordre a été repoussée du centre-ville vers la zone portuaire où des affrontements ont eu lieu entre les forces de l’ordre et quelques petits groupes.

Au total, il y a eu 18 interpellations et un policier a été blessé au genou lors de l’une d’entre elles, a indiqué jeudi la police. Ces informations n’avaient pas été communiquées immédiatement par la préfecture mercredi soir.

23/02/2017 12:23:29 –         Paris (AFP) –         © 2017 AFP

Stress, burn-out…: ils témoignent

Stress au travail :  » C’est le management par la peur, la pression par les chiffres « 

Salarié depuis dix ans chez le distributeur d’articles de sport, Fabien Gautier, 36 ans, chef de rayon chez Décathlon, à Colomiers (près de Toulouse) se sent taillable et corvéable à merci. Ex-agent de maîtrise, fin 2002 il est devenu cadre au forfait jour. Depuis, il dénonce des horaires à rallonge et le harcèlement moral dont il fait l’objet.

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« Le milieu des start-up est d’une grande violence »

Dans Bienvenue dans le nouveau monde, Mathilde Ramadier, jeune Française de 27 ans, dresse un portrait au vitriol sur l’univers des start-up dans lesquelles elle a travaillé à Berlin. Plongée dans des coulisses pas toujours très cools.

« Entre 2011 et 2015, j’ai travaillé pour plusieurs start-up à Berlin, en free-lance ou en tant que salariée. J’écris des bandes dessinées, mais j’avais besoin d’un job d’appoint », raconte Mathilde Ramadier. Elle décroche deux postes, l’un en tant que country manager chez The base (1) un projet de site de données sur l’art contemporain, l’autre comme manager de contenus chez Vesta, spécialisée dans la vente en ligne d’objets design.

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Forte de ces expériences, dans son ouvrage « Bienvenue dans le nouveau monde », elle dénonce des conditions de travail déplorables, loin de l’image cool que veulent mettre en avant ces « génies » du web.

900 euros par mois pour des journées de 9 à 11 heures

Premier choc pour Mathilde, la précarité de l’emploi. En 2013, pour son premier poste de country manager chez The base, Mathilde, diplômé d’un master de philosophie, accepte un CDD de deux mois en 4/5e payé… 900 euros brut par mois. Contrats courts ou peu payés, journées de 9 ou 11 heures, « c’est monnaie courante dans les start-up, alors qu’on était tous diplômés bac+5 et polyglottes ».

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Le salaire ne fait pas tout, certes. Mais la jeune femme déchante vite aussi sur les missions qu’elle est censée mener. « En entretien, les dirigeants étaient très enthousiastes. On me disait que j’allais évoluer. Mais en réalité, mes tâches étaient répétitives et abrutissantes. » Chez Vesta, Mathilde raconte ainsi avoir passé six mois « à écrire et répéter les mêmes mots dans les newsletters commerciales. Un vrai perroquet. » Abrutissant. « J’étais vidée en sortant du boulot. » Chez The Base, pas question de développement commercial dans son poste de country manager pour la France. Elle passe ses journées à chercher des informations pour bâtir la base de données. Et finira par jeter l’éponge au bout de trois semaines. « Les gens qui démissionnent, c’est courant dans les start-up. »

Des jeunes patrons aux dents longues

Ces jeunes entreprises revendiquent un univers cool, jeune, sans hiérarchie ou presque? Mathilde Ramadier dépeint l’inverse, évoquant des jeunes patrons aux égos surdimensionnés, organisant une compétition constante entre salariés. « Le fondateur de Vesta, un jeune diplômé d’Harvard, aimait organiser des shows, ou chaque manager présentait son boulot en un quart d’heure. Nous devions ensuite voter sur une plate-forme internet pour la meilleure présentation. »

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Cet esprit de compétition, Mathilde l’a aussi vécu chez The Base.  » Les salariés devaient afficher tous les jours leurs objectifs sur un tableau. Chaque matin, la responsable qualité de 23 ans passait nos résultats en revue. Nous étions tous sous pression. J’ai vu des gens aller mal. Une fille qui venait de Tel-Aviv s’est faite licenciée du jour au lendemain faute d’avoir atteint ses objectifs ».

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Mathilde est heureuse d’avoir tourné la page. « Les CEO cherchent à valoriser leur start-up au plus vite. Ils pensent toujours au coup d’après. Chez The base, le boss n’avait que 27 ans, et il n’en était pas à sa première boîte. Aujourd’hui, Vesta a été revendue. Quant à The Base, j’ai appris que tout le monde était parti. Je ne sais pas ce qu’ils sont devenus. »

(1) Les noms des start-up sont fictifs.

(2) « Bienvenue dans le nouveau monde, Comment j’ai survécu à la coolitude des startups« , édition Premier Parallèle. février 2017.