Monthly Archives: décembre 2016

Syrie: près de six ans de conflit

Un soldat pro-gouvernemental patrouille dans Alep, près d'un portrait de Bachar al-Assad, le 3 décembre 2016
Un soldat pro-gouvernemental patrouille dans Alep, près d’un portrait de Bachar al-Assad, le 3 décembre 2016

La Syrie est en proie depuis mars 2011 à une guerre déclenchée par une révolte populaire réprimée dans le sang par le régime de Bachar al-Assad. Le conflit a fait plus de 312.000 morts.

- Révolte et répression -

Le 15 mars 2011, dans la foulée des révolutions arabes, un mouvement de protestation éclate dans ce pays gouverné d’une main de fer depuis 40 ans par la famille Assad. Bachar, le fils, a succédé en 2000 à son père Hafez.

Le mouvement débute à la suite d’un appel à des manifestations pour « une Syrie sans tyrannie ». De petites manifestations sont violemment dispersées à Damas. Mais c’est surtout à Deraa (sud) que le mouvement prend de l’ampleur.

En avril, la contestation s’élargit puis se radicalise, avec des appels à la chute du régime.

En juillet, un colonel réfugié en Turquie annonce la création de l’Armée syrienne libre (ASL), composée de civils ayant rejoint la rébellion, encadrés par des déserteurs de l’armée. D’autres groupes à tendance islamiste se joignent à la rébellion.

- L’aviation, principal atout du régime -

Le 1er mars 2012 à Homs (centre), l’armée reprend le contrôle du quartier rebelle de Baba Amr après un mois de siège et de bombardements. Plusieurs opérations sanglantes avaient été menées, notamment à Hama (centre), après d’immenses manifestations contre le régime.

Le 17 juillet 2012, l’ASL lance la bataille de Damas. Le gouvernement garde le contrôle de la capitale, mais des zones de sa banlieue passent sous contrôle rebelle.

A partir de 2013, des hélicoptères et des avions du régime larguent régulièrement des barils d’explosifs sur les secteurs rebelles d’Alep et dans tout le pays.

- L’Iran entre en jeu -

Dès avril 2013, le chef du mouvement libanais Hezbollah, allié de l’Iran, reconnaît l’engagement de ses troupes aux côtés du régime.

L’Iran chiite devient lui le principal allié régional du régime de Bachar al-Assad, issu de la minorité alaouite, une branche du chiisme.

- Armes chimiques -

Le 21 août 2013, une attaque au gaz sarin sur deux bastions de la rébellion de la périphérie de Damas fait des centaines de morts.

Des experts des Nations unies arrivent dans le nord-est de Damas où des armes chimiques auraient été employés contre la population par le régime, le 28 août 2013 © MOHAMED ABDULLAH MOHAMED ABDULLAH/AFP/ArchivesDes experts des Nations unies arrivent dans le nord-est de Damas où des armes chimiques auraient été employés contre la population par le régime, le 28 août 2013 © MOHAMED ABDULLAH MOHAMED ABDULLAH/AFP/Archives
Des experts des Nations unies arrivent dans le nord-est de Damas où des armes chimiques auraient été employés contre la population par le régime, le 28 août 2013 © MOHAMED ABDULLAH MOHAMED ABDULLAH/AFP/Archives

Les Etats-Unis, qui évoquent un chiffre d’au moins 1.429 morts, dont 426 enfants, accusent Damas. Des frappes américaines contre des positions du régime sont cependant évitées in extremis grâce à un accord avec la Russie, soutien d’Assad, sur la destruction de l’arsenal chimique syrien.

- Montée en puissance des jihadistes -

En 2014, le groupe Etat islamique (EI) s’empare de vastes régions dans le Nord, éclipsant la rébellion. Raqa devient sa place forte.

Dès 2013, des jihadistes, notamment du Front al-Nosra (qui sera rebaptisé Fateh al-Cham), avaient renforcé leur assise dans le Nord.

- Frappes internationales -

En septembre 2014, le président américain Barack Obama met en place une coalition internationale pour combattre l’EI, et les premières frappes sont menées le 23 septembre en Syrie.

Les Kurdes de Syrie, qui avaient dès novembre 2013 établi une administration autonome de transition dans des zones du Nord, vont prendre avec l’appui des raids de la coalition des régions clés à l’EI, dont Kobané, en janvier 2015.

Le territoire syrien commence à être très morcelé en raison des différentes forces en présence.

- Intervention de la Russie -

Le 30 septembre 2015, la Russie entame une campagne de frappes aériennes, affirmant viser des groupes « terroristes », dont l’EI. Mais les rebelles et les Occidentaux accusent Moscou de viser surtout des groupes rebelles modérés.

Ces frappes aident le régime, alors en très grande difficulté, à reprendre du terrain.

- Intervention turque -

Le 24 août 2016, la Turquie, qui soutient la rébellion, lance l’opération militaire « Bouclier de l’Euphrate » dans le nord de la Syrie, de l’autre côté de sa frontière. Elle vise deux groupes considérés par Ankara comme des organisations « terroristes »: l’EI et les Unités de protection du peuple kurde (YPG), alliées de Washington dans la lutte contre les jihadistes.

- Le régime reprend Alep –

Le 22 décembre, après un siège de plusieurs mois sur les quartiers rebelles d’Alep, et une offensive dévastatrice contre ces secteurs, le régime annonce avoir repris le contrôle total de la deuxième ville de Syrie.

Cette victoire du régime est intervenue à la suite de l’évacuation de milliers de rebelles et de civils de la ville, en vertu d’un accord parrainé par l’Iran, la Russie et la Turquie.

- Annonce de trêve et de pourparlers -

Le 29 décembre, le président russe Vladimir Poutine annonce un cessez-le-feu à partir de minuit et un accord entre régime et rébellion pour mener des pourparlers de paix avec la Turquie et l’Iran.

30/12/2016 07:20:10 – Beyrouth (AFP) – © 2016 AFP

RSI, cotisations: ce qui change pour l’indépendant au 1er janvier 2017

Nouvelle orgnisation du RSI, baisse des cotisations maladie-maternité… L’année 2017 sera synonyme de nouveautés pour le régime social des indépendants. Le point sur les évolutions à venir.

L’année 2017 comporte, comme les précédentes, son lot de changements. Pour les indépendants, plusieurs évolutions seront notables notamment du point de vue de leur régime social. Face aux critiques récurrentes à l’endroit du RSI, le gouvernement fait part de sa volonté de « simplifier les démarches des assurés ». Plus de six millions de professionnels sont concernés.

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Le dernier projet de loi de finances de la sécurité sociale (PLFSS 2017) adopté le 5 décembre dernier, instaure plusieurs changements. L’Express L’Entreprise fait le point. A vos agendas!

1. Du nouveau dans l’organisation du RSI

Le fonctionnement même du RSI change. Exit l’interlocuteur social unique (ISU) chargé de recouvrir les cotisations des indépendants.

Désormais, un « directeur national chargé du recouvrement » des cotisations sera nommé conjointement par les directeurs du RSI et de l’Acoss.

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Le texte du PLFSS 2017 précise l’intention du législateur d’établir une « coresponsabilité entière sur la totalité des missions de recouvrement des cotisations et contributions des artisans et commerçants ». Les compétences entre la caisse nationale du RSI, l’Urssaf et l’Acoss ne seront donc plus distinctes.

Les assurés ne vont pas forcément s’en rendre compte car il s’agit surtout d’un changement mais cela permet de clarifier en interne une organisation bien complexe.

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La désignation d’un responsable unique du recouvrement devrait permettre également de faire cesser l’éternel partie de ping-pong entre le RSI et l’Urssaf, souvent préjudiciable aux assurés.

2. Les cotisations maladie-maternité revues à la baisse

Une réduction dégressive des cotisations maladie-maternité (fixées à 6,5% sur la totalité de leurs revenus d’activité actuellement) est prévue pour les travailleurs non salariés (indépendants) qui ne dépassent pas certains plafonds de ressources.

La réduction du taux de cotisation ne sera pas supérieure à 3,5 points. En clair, les indépendants dont les revenus seront inférieurs au plafond bénéficieront d’un taux de cotisation allant de 6,5% à 3%.

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Les travailleurs indépendants concernés devront percevoir des revenus annuels inférieurs à 70% du plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS).

Selon Bercy, pour un travailleur indépendant disposant de 15 000 euros de revenus annuels, l’économie serait de 234 euros.

La mesure s’appliquera aux cotisations versées à compter du 1er janvier 2017.

3. Un régime unique de retraite pour commerçants et artisans

L’instauration d’un régime unique de retraite de base des artisans et commerçants figure aussi dans le PLFSS 2017. Les deux régimes d’assurance vieillesse des artisans et des commerçants qui existent pour le moment vont fusionner… Mais ils ne sont pas modifiés. Il s’agit d’une volonté de rendre le dispositif plus lisible.

A plus ou moins long terme, tous les indépendants, qu’ils soient libéraux, commerçants ou artisans devraient bénéficier d’un régime unique.

4. Alignement des modes de calcul entre la métropole et l’outre-mer

Le PLFSS 2017 prévoit d’étendre le dispositif de calcul des cotisations qui existe en métropole depuis 2015 à l’ensemble de l’outre-mer. Les indépendants paieront donc sur la base de leurs revenus de l’année précédente et non plus ceux de deux ans auparavant. Jusqu’à présent, ils bénéficiaient d’un régime différent.

Il est également décidé d’aider les indépendants d’outre-mer qui abordent la troisième année de leur activité – souvent risquée. Jusqu’à présent, les revenus professionnels des indépendants bénéficiaient d’un abattement de 75% les deux premières années et de 50% la troisième année. Désormais, cet abattement sera maintenu à 75% pendant les trois premières années. « Cette mesure renforcera la progressivité des prélèvements sociaux dans le temps, notamment lors de la troisième année, là où beaucoup d’entreprises arrêtent leur activité en outre-mer », défend le gouvernement.

Plus-value du patron de Renault: réactions politiques

Karine Berger le 26 mai 2012 à Serres
Karine Berger le 26 mai 2012 à Serres

Voici des réactions politiques mercredi à l’information selon laquelle Carlos Ghosn, PDG de Renault, pourrait empocher plus de six millions d’euros de plus-value via des stock-options, selon un document consulté par l’AFP:

- Karine Berger, députée, responsable du pôle idées et projet de Vincent Peillon pour la primaire organisée par le PS: « Le Medef nous a baladés. (…) Ca fait quatre ans et demi qu’ils nous expliquent qu’ils vont s’auto-réguler. En pratique, on le voit bien avec tous les scandales… (…) On en a tous les six mois. (…) Renault non seulement a été aidé par la puissance publique mais surtout a fait partie des entreprises qui ont amené ses salariés à réduire leurs jours de vacances et à réduire leur salaire pendant des périodes allant de un an à deux ans. Donc (le PDG) M. Ghosn se rémunère sur des efforts de salaires et de temps de travail de ses propres salariés, et c’est inacceptable ». (LCI)

- Richard Ferrand, secrétaire général d’En Marche!, soutien d’Emmanuel Macron à la présidentielle: « Il va de soi que c’est toujours moralement choquant de constater que l’on peut gagner comme ça, sur une manoeuvre liée au capital, au fond beaucoup plus que beaucoup de Français gagnent dans une vie entière. C’est toujours le système un peu paradoxal de ces choses qui sont manifestement légales et en même temps choquantes ». (RTL)

- François de Rugy, candidat écologiste à la primaire organisée par le PS: « C’est légal mais c’est très choquant parce que ça fait une échelle des salaires complètement délirante au sein du groupe Renault (…) (M. Ghosn) en gros il peut gagner près de 1.000 ou 2.000 fois le Smic en un mois, donc ça c’est insupportable (…). Notre majorité a dit au début du mandat et on l’a appliqué, les entreprises publiques c’est maximum 450.000 euros par an pour le PDG, et bien moi je suis pour appliquer la même règle aux entreprises dans lesquelles il y a des participations de l’Etat (…) ou alors le groupe Renault devra se passer de la participation de l’Etat. (RMC)

- Yves Jégo, vice-président de l’UDI: « Je serais ouvrier chez Renault, travaillant au SMIC, je serais choqué (…). Je vois que Renault est une entreprise qui a des résultats positifs. Au fond, si celui qui dirige Renault, parce qu’il a des actions de l’entreprise, touche un bénéfice parce qu’il a bien géré l’entreprise ou participé à bien gérer l’entreprise, ça me semble être aussi ce qu’est le capitalisme dans notre monde d’aujourd’hui ». (Europe 1)

- Yann Galut, député PS du Cher et porte-parole d’Arnaud Montebourg pour la primaire : « Les 6 millions d’Euros que Carlos #Ghosn envisage de s’attribuer comme plus-value sont indécents et montrent l’obligation de légiférer.. #équité »

28/12/2016 11:27:23 – Paris (AFP) – © 2016 AFP

Le savon d’Alep renaît en France

Quand la guerre éclate en Syrie, l’entreprise francilienne, distributrice de savons d’Alep, perd son fournisseur. Pas de quoi la mettre à terre. Aujourd’hui, Alepia vend un authentique savon d’Alep… made in France.

Pas d’huile de palme, pas de suif. Mais de l’huile d’olive et un pourcentage plus ou moins grand d’huile de baies de laurier. Voilà à quoi, entre autres, on reconnaît un authentique savon d’Alep, fabriqué dans la tradition. Lorsqu’en 2003, le docteur Samir Constantini, né à Damas mais qui a toujours vécu en France, décide, par amour du produit, de le distribuer dans l’Hexagone, en allant se fournir en Syrie, il ne se doute pas que la situation géopolitique va, quelques temps plus tard, venir bouleverser ses plans.

Il y a quasi-quinze ans, la mode du bio et du naturel n’est pas ce qu’elle est aujourd’hui. Les débuts de l’entreprise sont poussifs. Le docteur a du mal à écouler, via ses commerciaux multi-cartes, le container de pains bruns-verdâtres qu’il a fait venir du pays. Il poursuit néanmoins l’aventure, en parallèle de son activité principale: il est alors à la tête de quatre laboratoires d’analyse dans la région parisienne. Peu à peu, les affaires décollent. Les cartons qui envahissent le pavillon cristolien du biologiste investissent un premier entrepôt. Puis bureaux et logistique prennent ancrage à Santony, dans le Val-de-Marne.

Dans le même temps, Alepia doit changer de fournisseur, la qualité du partenaire initial se dégradant. Lors d’un voyage à Alep, Samir Constantini rencontre Hassan Harastani, maître-savonnier. C’est de son père que ce dernier détient, comme toujours dans ce métier, son savoir-faire. « Il faisait de la très grande qualité mais était aussi capable de décliner la gamme: savons liquides, shampoings, savons à l’huile d’argan… » Le feeling passe. Ils lancent ensemble la construction d’une fabrique, là-bas. Elle aura le temps de sortir de terre, mais rien n’en sortira.

Vendre, mais pas trop

Car nous sommes en 2006, la situation commence à être « troublée ». « Je me suis rendu là-bas sans savoir que c’était la dernière fois. » Craignant quand même un enlisement de la situation, il importe « tout ce qu’il peut ». Soit 100 tonnes de savon. L’équivalent de 450 000 cubes. Le stock est a priori conséquent, mais l’entrepreneur sait qu’il peut s’épuiser en quelques mois, si les affaires sont « trop » florissantes. Commence alors ce qu’on pourrait appeler la politique du « juste dosage »: vendre, mais pas trop. Ecouler la marchandise doucement, aux clients historiques (pharmacies, magasins bio), aux acheteurs de la e-boutique. Eviter à tout prix la rupture de stock. « Un grand fabricant de compléments alimentaires a voulu me commander 100 000 savons, j’ai refusé. Bien sûr, nous avons aussi cessé toute velléité d’export. »

En Syrie, la situation se dégrade. Hassan Harastani fuit au Liban, avec sa famille. Pour Samir Constantini, l’évidence se fait jour: « Je lui ai dit ‘viens en France, on va monter une savonnerie' ». Il faudra un an au maître-savonnier, titulaire d’un master de santé publique de l’hôpital américain de Beyrouth, pour obtenir son visa de travailleur, et trouver refuge, avec sa famille, dans l’Hexagone. Désormais, à Santeny, l’usine à l’odeur suave, où il oeuvre depuis un an et demi, est accolée à l’entrepôt.

Le voir travailler est saisissant. Seule concession à la modernité: des chaudrons à vapeur qui brassent seuls la matière. Pour le reste… Le voilà qui se penche au chevet d’une cuve avec un seau, pour recueillir la pâte à savon, puis la verse dans un grand moule rectangulaire. Recommence l’opération, invariablement. Couler le savon comme une chape de béton à même le sol, comme cela se fait habituellement, n’était pas vraiment envisageable. Après mise au séchage pendant 48 heures en moyenne, un autre salarié découpe les plaques minutieusement, à l’aide d’un fil. Un troisième employé empile en pyramide chaque exemplaire fabriqué.

Du made in Syria en toute petite quantité

Mais le mode artisanal n’empêche pas les mauvaises langues de s’interroger: un savon d’Alep fabriqué à Santeny peut-il être qualifié de savon d’Alep? A l’heure où les copies n’ont pas bonne presse, Samir Constantini doit se défendre: « diriez-vous à un grand chef français qui va ouvrir un restaurant à New-York que sa cuisine n’est pas authentique? » Pour informer le consommateur, le dirigeant a choisi de mettre en avant, sur le packaging de ses savons, l’effigie de M. Harastani, et de rappeler son « savoir-faire » ancestral. « Les Français sont de toute façon les seuls au monde à préférer avoir du made in Orient, plutôt que du made in France », ironise-t-il.

Du made in Syria, Alepia est encore capable d’en distribuer, en toute petite quantité. Le sourcing se fait par intermittence. A environ 30 km au nord d’Alep, dans une zone habitée par les Kurdes, la production est encore possible. De temps en temps, un container s’échappe de la zone pour arriver en France. Les savons se distinguent de ceux fabriqués à Santeny par leur sceau. Et bien sûr, par l’origine de leur matière première. Les « gaulois » contiennent de l’huile d’olive d’Espagne, et de l’huile de baies de laurier turque. C’est là-bas que se concentrent les trois grands producteurs de cette denrée précieuse.

Maintenant qu’Alepia a assis son rôle de producteur, elle pense à l’export. Bologne, Las Vegas, Dubaï, Tokyo, Hong-Kong… La société de quinze salariés vient de multiplier les salons pour trouver des distributeurs. Des déplacements qui coûteraient cher en temps normal. Mais, lauréate du programme PM’up de la région Ile-de-France, elle peut compter sur des subsides conséquents (200.000 euros en trois ans) pour mener à bien ses projets. Il faut aller de l’avant, pour tenir. Qui sait? Samir Constantini et Hassan Harastani pourront peut-être, un jour, poursuivre leur rêve en Syrie. Une usine les attend.

Supercoupe d'Italie: enfin un trophée pour l'AC Milan

Les joueurs de l'AC Milan posent avec le trophée de la Supercoupe d'Italie remportée face à la Juventus, le 23 décembre 2016 à Doha
Les joueurs de l’AC Milan posent avec le trophée de la Supercoupe d’Italie remportée face à la Juventus, le 23 décembre 2016 à Doha

L’AC Milan a remporté vendredi la SuperCoupe d’Italie face à la Juventus Turin (1-1, 4-3 aux t.a.b.), son premier trophée en cinq ans, à l’issue d’une séance de tirs au but où le jeune gardien Gianluigi Donnarumma, 17 ans, a sorti l’arrêt décisif.

L’explosion de joie des Rossoneri après le penalty de Mario Pasalic qui scellait leur victoire, était à la hauteur des déceptions accumulées depuis le doublé Championnat-Supercoupe en 2011.

Comme un symbole, c’est Donnarumma, garant d’un avenir meilleur pour le club, qui a sorti la grosse parade sur un tir de Paulo Dybala, pour laisser le soin à son coéquipier Pasalic de terminer le travail.

Le gardien de l'AC Milan Gianluigi Donnarumma lors de la Supercoupe d'Italie, le 23 décembre 2016 à Doha © KARIM JAAFAR AFPLe gardien de l'AC Milan Gianluigi Donnarumma lors de la Supercoupe d'Italie, le 23 décembre 2016 à Doha © KARIM JAAFAR AFP
Le gardien de l’AC Milan Gianluigi Donnarumma lors de la Supercoupe d’Italie, le 23 décembre 2016 à Doha © KARIM JAAFAR AFP

Cinquièmes de Serie A avec un match en moins, les Lombards ont signé le match parfait. Même s’ils ont pesté contre « l’avantage » laissé à la Juventus arrivée 24 heures plus tôt, ils n’ont pas semblé avoir eu les jambes engourdies. Après l’ouverture du score par Giorgio Chiellini (18e), ils ont peu à peu imposé leur rythme jusqu’à égaliser par Giacomo Bonaventura (38e) puis espérer gagner dans le temps réglementaire.

Mais la barre transversale, précieuse sur une tête d’Alessio Romagnoli (57e), puis l’éternel Gianluigi Buffon, décisif face à Carlos Bacca (83e, 92e), ont coupé court aux aspirations lombardes.

La déception des joueurs de la Juventus Paulo Dybala (g), Juan Cuadrado et Alex Sandro après la défaite en Supercoupe d'Italie face à l'AC Milan, le 23 décembre 2016 à Doha © KARIM JAAFAR AFPLa déception des joueurs de la Juventus Paulo Dybala (g), Juan Cuadrado et Alex Sandro après la défaite en Supercoupe d'Italie face à l'AC Milan, le 23 décembre 2016 à Doha © KARIM JAAFAR AFP
La déception des joueurs de la Juventus Paulo Dybala (g), Juan Cuadrado et Alex Sandro après la défaite en Supercoupe d’Italie face à l’AC Milan, le 23 décembre 2016 à Doha © KARIM JAAFAR AFP

La Juventus, sous l’impulsion de Paulo Dybala entré en cours de match (67e), a su mieux finir que son adversaire, sans toutefois concrétiser. L’attaquant argentin a notamment eu la balle de match au bout du pied, mais sa reprise d’un centre d’Evra passait au-dessus (116e).

Les Bianconeri, avec l’avantage de débuter, ont cru porter l’estocade durant la séance de tirs au but. Buffon sortait le tir de Gianluca Lapadula, mais les attaquants n’ont pas suivi: Mario Mandzukic et Paulo Dybala ont échoué.

23/12/2016 21:15:04 – Doha (AFP) – © 2016 AFP