Monthly Archives: août 2015

Business plan: les 60 questions à se poser pour l’élaborer

Pour peaufiner l’quilibre financier et commercial de votre projet, mais aussi pour convaincre banquiers et investisseurs de vous prter de l’argent, votre business plan sera votre meilleur atout. Check-list pour vous aider le prparer et valuer si vous tes prt.

Pour créer votre activité, vous allez avoir besoin d’argent. Pour en trouver, il vous faudra convaincre votre banquier ou des investisseurs en leur présentant un business plan crédible. Non une simple compilation de chiffres, mais le résumé de votre réflexion qui atteste de votre préparation et de votre capacité à relever le défi. Pour l’établir, posez-vous les bonnes questions. Définissez le marché sur lequel vous allez intervenir. Analysez votre offre, appréciez votre environnement concurrentiel, déterminez les ressources dont vous aurez besoin pour atteindre vos objectifs. Notre check-list établie avec l’aide des experts de KPMG vous aide à évaluer votre projet.

Connaître son marché

1. Quelle est la taille de votre marché? Est-il local, national, mondial?

2. Combien de clients pouvez-vous espérer?

3. Sur ce marché, y a-t-il pénurie ou excès d’offre?

4. De nouveaux acteurs peuvent-ils apparaître à brève échéance?

5. Votre activité est-elle B to B (business to business) – clientèle d’entreprises – ou en B to C (business to consumer) – en relation directe avec le consommateur final?

6. Votre offre est-elle en phase avec les attentes du marché?

7. Quels sont les critères d’achat de vos clients? Sont-ils loyaux et captifs?

8. Quels sont les bénéfices clients de votre produit ou service?

9. Etes-vous en concurrence, frontale ou partielle, avec une offre existante?

10. Pouvez-vous facilement vous différencier et trouver une position de « niche »?

11. Combien d’années d’expérience du secteur faut-il pour être crédible auprès de vos clients?

12. Qui sont vos concurrents?

13. Votre savoir-faire vous donne- t-il un réel avantage?

14. Où se crée la valeur ajoutée dans la filière?

15. Quel est le poids des différents acteurs (clients, fournisseurs, sous-traitants, autorités réglementaires…)?

16. Comment évoluent les prix?

17. Les changements réglementaires et les normes risquent-ils de rendre plus complexes et plus coûteux le démarrage et l’exercice de votre activité?

18. Qui sont vos fournisseurs? Sont-ils nombreux ? Concentrés ?

19. Est-il facile d’en changer ?

20. Auront-ils un pouvoir d’influence sur la qualité et le coût de votre offre ?

Etes-vous prêt à passer à l’étape suivante?

> Feu vert pour l’étape suivante. Votre savoir-faire, l’originalité de votre offre, son adéquation avec les attentes (nouvelles) des clients doivent vous permettre de vite vous imposer à l’échelon local, voire national. Même si vous ne maîtrisez pas tous les paramètres, lancez-vous!

> Feu rouge pour l’étape suivante. Enthousiasmé par la réussite de certains, vous voulez les imiter. Aller sur un marché très concurrentiel, où l’offre est pléthorique et les prix tirés à la baisse, est une mauvaise idée. Vous aurez beaucoup à perdre et peu à gagner.

Avoir le profil adapté et le soutien de ses proches

21. Avez-vous déjà dirigé une entreprise ou un centre de profit?

22. Etes-vous formé au management?

23. Votre environnement familial peut-il faciliter la réalisation de votre projet? Avez-vous le soutien de votre conjoint?

24. Combien de contacts  » activables  » contient votre carnet d’adresses professionnel et personnel?

25. Connaissez-vous une personne avec qui vous pouvez faire régulièrement le point sur l’avancement de votre projet?

26. Avez-vous rencontré une association de créateurs et d’accompagnement?

27. Etes-vous prêt à faire des sacrifices financiers par rapport à votre rémunération actuelle?

28. Quels seront vos besoins financiers dans les prochaines années (emprunts, scolarité des enfants…)?

Etes-vous prêt à passer à l’étape suivante?

> Feu vert pour l’étape suivante. Vous avez suivi des formations à la création d’entreprise. Vous savez décider vite, choisir un cap et vous y tenir. Vous êtes prêt à travailler (beaucoup) plus et à gagner moins (dans un premier temps tout au moins ). Vous disposez d’une source de revenus complémentaires pour faire vivre votre famille (salaire du conjoint, revenus du patrimoine), lancez-vous!

>Feu rouge pour l’étape suivante. Les problèmes de fin de mois difficiles vous angoissent, vous n’avez jamais dirigé d’équipe. Vous voulez des week-ends et partir en vacances. Restez salarié! Pour devenir patron, il faut savoir prendre des risques.

Former une équipe

29. Pouvez-vous vous appuyer sur une équipe « soudée », complémentaire, expérimentée ?

30. Les compétences clés pour la réussite de votre projet y sont-elles représentées ?

31. A défaut, pouvez-vous compter sur des partenaires extérieurs ?

32. Vos objectifs sont-ils compris et partagés par tous ?

33. Avez-vous prévu et organisé la fidélisation de vos « hommes clés » ?

Etes-vous prêt à passer à l’étape suivante?

> Feu vert pour l’étape suivante. Vous avez une équipe motivée, compétente, prête à tenter l’aventure, un entourage qui accepte les risques (y compris financiers). Avec les savoir-faire (techniciens, commerciaux, gestionnaires) indispensables au démarrage du projet. Ce collectif crédibilise votre projet. Lancez-vous!

> Feu orange pour l’étape suivante. Vous êtes seul avec votre idée. Vous n’avez pas encore trouvé les compétences complémentaires dont vous aurez besoin. Prudence. Si votre projet ne suscite pas l’adhésion de vos proches, c’est peut-être qu’il n’est pas encore mûr.

Blinder sa stratégie marketing et commerciale

34. Savez-vous à quels types de clients vous allez vous adresser?

35. Votre marché est-il segmenté?

36. Avez-vous défini des cibles prioritaires?

37. Ferez-vous face à un réseau de prescripteurs actifs?

38. Quels sont les moyens commerciaux à mettre en oeuvre pour atteindre votre objectif de chiffre d’affaires?

39. Votre processus de commercialisation est-il défini?

40. Comment allez-vous organiser votre force de vente?

41. Avez-vous prévu un système de prévision et de reporting?

42. Vous faut-il une fonction marketing?

43. Avez-vous chiffré votre budget de communication?

44. De quels outils de communication disposez-vous?

Etes-vous prêt à passer à l’étape suivante?

>Feu vert pour l’étape suivante. Vous connaissez le profil de vos clients. Vous avez défini le nombre de commerciaux dont vous aurez besoin, leur statut, chiffré votre budget de communication, défini les cibles, les moyens à mettre en oeuvre. Vous avez compris que vendre est le concept clé dont dépend la réussite de votre entreprise. Lancez-vous!

>Feu rouge pour l’étape suivante. Vous êtes un brillant technicien, un génie de l’informatique ou des biotechnologies. Mais vous n’avez pas la moindre idée de la façon dont vous allez commercialiser votre produit ni même s’il est vendable. Renoncez ou trouvez un associé qui saura mettre sur les rails votre réussite.

Protéger son savoir-faire et son produit

45. Votre savoir-faire technologique peut-il faire l’objet d’une protection juridique?

46. Votre solution peut-elle s’imposer comme un standard dans le secteur?

47. Allez-vous devoir convaincre d’autres acteurs technologiques?

48. Votre innovation risque-t-elle d’être rapidement dépassée?

49. Avez-vous chiffré vos besoins de recherche-développement?

50. Votre outil de production de départ sera-t-il suffisamment « calibré »?

51. Savez-vous arbitrer entre production interne et sous-traitance?

Etes-vous prêt à passer à l’étape suivante?

>Feu vert pour l’étape suivante. Vous avez déposé des brevets pour protéger votre invention. Votre capacité à innover et à trouver des partenaires technologiques renforce la dimension opérationnelle de votre projet. Lancez-vous!

>Feu rouge pour l’étape suivante. Votre invention peut être facilement copiée, améliorée. Laissez tomber! Vous ne pourrez jamais convaincre un banquier de vous suivre sur ce terrain miné.

Trouver des financements

52. Quel est votre besoin financier global?

53. Avec quelle répartition entre capitaux propres et endettement?

54. Votre business est-il générateur ou consommateur de cash?

55. Quels seront vos besoins de trésorerie en première année d’activité?

56. Quel sera le délai d’encaissement des clients? Pourrez-vous obtenir des fournisseurs des délais de paiement?

57. Au bout de combien de mois vos flux de trésorerie seront-ils, de manière récurrente, positifs?

58. Quel est le montant prévisionnel de votre besoin de financement cumulé avant d’atteindre le point mort en trésorerie?

59. Quand pensez-vous atteindre le seuil de rentabilité?

60. La rentabilité dégagée à l’horizon de trois à cinq ans est-elle suffisante?

Etes-vous prêt à passer à l’étape suivante?

>Feu vert pour l’étape suivante. Votre business nécessite peu d’investissement de départ et sera immédiatement générateur de cash avec du chiffre d’affaires récurrent. Vous avez les fonds propres pour votre capital et votre compte courant. Vous trouverez des financements complémentaires une fois votre activité lancée. Lancez-vous!

>Feu rouge pour l’étape suivante. Vous prévoyez le premier euro de recettes à échéance de plusieurs mois, vous n’avez pas assez de fonds propres pour créer la société et financer vos besoins de trésorerie jusque-là. Vous aurez du mal à trouver l’argent qui vous fait défaut. Pensez-y !

Faites le point sur vos motivations

Vous voulez être votre propre patron… Avant de faire le grand saut, faites le point. D’abord sur vos motivations. On crée sa boîte pour gagner plus, pour assouvir une passion en en faisant son métier, pour défendre un idéal ou obtenir de la reconnaissance sociale. Mais aucun projet n’est jamais à 100% passionnel, sociétal ou financier.

Envisagez l’avenir. Décrivez votre projet à échéance d’un an, de trois ans, à plus long terme pour fixer votre cap. Puis revenez à cette feuille de route régulièrement pour vérifier que les bonnes options ont été prises et respectées, au besoin pour corriger la route. Mesurez avec précision les risques que vous allez prendre.

« Combien de temps vais-je attendre avant de me verser mon premier salaire? Puis-je me permettre de ne pas être payé pendant trois mois, six mois? Quel investissement en fonds propres suis-je prêt à engager sur mes biens personnels ou familiaux? » A vous de tracer la ligne blanche qu’il ne faudra pas franchir. Trop de porteurs de projet, faute d’avoir su s’arrêter au bon moment, sont ensuite incapables de rebondir.

Dossier réalisé avec les experts de KPMG.

Le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes pourrait être illégal

NDDL.

Le 17 juillet, le tribunal administratif de Nantes rejetait les recours déposés par des opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, validant ainsi les arrêtés préfectoraux autorisant le début des travaux. De quoi faire dire alors au ministre de l’intérieur que «lorsque la justice a tranché et que le droit est passé, il faut que les projets puissent se développer». Affaire réglée pour les pro-aéroport, pressés d’envoyer les CRS casser du zadiste ? Pas si sûr.

Comme nous l’apprend aujourd’hui Presse Océan, le 26 juin, soit trois semaines avant le rejet des recours, le Conseil d’État, saisi par la fédération France Nature Environnement, a discrètement «jugé illégales plusieurs dispositions du décret n° 2012-616 du 2 mai 2012 du ministre de l’Écologie, relatif à l’évaluation de certains plans et documents ayant une incidence sur l’environnement». Pour le journal, une telle décision pourrait «entacher d’illégalité les projets concernés par ce décret», dont celui de Notre-Dame-des-Landes.

Le Conseil d’Etat a ceci dit suspendu sa propre décision en adressant à la Cour de justice de l’Union européenne deux questions juridictionnelles, afin de permettre au gouvernement de gagner du temps. Affaire à suivre.

« Monter son entreprise à Calgary est facile »

Dans cette province de l’Ouest du Canada dope l’or noir, la croissance a brutalement frein. Mais pas au point de brider la volont d’entreprendre des Franais tablis l-bas.

Un mur de fleurs tropicales aux couleurs chaudes comme un cocktail sur une plage des Bahamas en guise de décoration dans un bureau. Une paroi de légumes issus de l’agriculture biologique et prêts à être récoltés dans son salon. Un écran de verdure destiné à lutter contre l’asthme en nettoyant l’air. C’est avec ce genre de promesses que Nathalie Callede séduit ses futurs clients. A Calgary, cette métropole dynamique, poumon économique d’une province de l’Ouest en plein boom, l’ lberta, vendre du rêve, A c’est vendre du vert. Dans une contrée où l’hiver est long, rude, voire déprimant avec, des mois durant, pour seule couleur le blanc de la neige, les parois végétalisées que propose Vertical Oxygen, la société qu’a créée la Française avec son mari, font fureur.

« Monter son entreprise ici est facile tant chacun partage la même volonté d’entreprendre », raconte cette bourlingueuse qui a débarqué un beau jour de Corée du Sud en Colombie-Britannique. Après avoir travaillé dans la construction dans une petite ville de la province de la côte pacifique, elle s’installe à Calgary. Lors de la présentation de son premier mur de trois mètres sur trois, au cours d’un salon, le public est fasciné : tout le monde a cru que c’était du plastique…

« Une poignée de mains suffit pour passer un contrat »

« L’Alberta est à de nombreux égards plus facile que la Colombie-Britannique, explique la cheffe d’entreprise. La concurrence y est moindre, la croissance soutenue et la demande forte. La mobilité sociale n’est pas un mythe : j’ai vu un jeune Chinois commencer chez McDonald’s et devenir ingénieur quatre ans après. » Aurélien Jondeau peut le confirmer. Après quelques années autour du monde, lui aussi a choisi de se fixer à Calgary et d’y ouvrir « en déboursant 42 dollars et en quinze minutes » une société de webdesign et de formation en ligne, Creative Element : « Une poignée de mains suffit pour passer un contrat. La division en classes sociales n’existe pas comme en France. Du coup, l’accès est ouvert à des milieux qui seraient ailleurs inaccessibles. »

Cette « énergie créatrice » que ressentent tous les Français de Calgary doit bien sûr beaucoup aussi à l’optimisme qu’a suscité l’exploitation des nouveaux gisements non conventionnels de pétrole dans le nord de l’Alberta. La province abriterait les troisièmes plus grandes réserves de pétrole au monde après l’Arabie saoudite et le Venezuela. En ce printemps 2015, la chute du cours du brut a certes gelé de nombreux investissements. Pour combien de temps ? L’Alberta a pu s’enorgueillir d’avoir enregistré, en 2014, le plus fort taux de croissance de la production industrielle (4,4 %) des provinces canadiennes et un taux de croissance de 4,2 % de l’économie. Les prévisions pour 2015 indiquent un sérieux retournement (+ 0,6 %, le plus faible taux du pays) mais pas de récession, grâce à une diversification de l’économie plus importante qu’il n’y paraît. Pour l’heure, le bâtiment ralentit et le chômage est légèrement reparti à la hausse, quoique à un niveau qui peut faire rêver en France (5,5 % de la population).

Changement de majorité

La victoire, en mai 2015, du Nouveau Parti démocratique (NPD, social-démocrate) dans ce bastion traditionnel de la droite canadienne ajoute, sans conteste, une nouvelle incertitude. Modifiera-t-elle durablement le climat des affaires ? Les provinces voisines le croient qui espèrent déjà récupérer une partie des futurs flux d’investissements extérieurs. Le programme du NPD affiche pourtant une ambition limitée en promettant seulement une augmentation des taux de l’impôt sur les sociétés de 10 à 12 % et de la tranche la plus élevée de l’impôt sur le revenu. Mais, comme aimait à le répéter l’ex-Premier ministre fédéral Jean Chrétien (libéral) : « Il n’y a rien de plus nerveux qu’un million de dollars… » ·

Le groupe Etat islamique libère 22 chrétiens assyriens

L’organisation jihadiste Etat islamique (EI) a libéré 22 chrétiens assyriens enlevés il y a près de six mois dans le nord-est de la Syrie, ont rapporté mardi des ONG. Ils faisaient partie de plus de 200 membres de cette communauté enlevés en février par les jihadistes lors de leur offensive à Khabour, dans la province de Hassaké, dans le nord-est de la Syrie.

A lire aussi : 220 Assyriens otages de l’Etat islamique

Selon l’Observatoire assyrien des droits de l’Homme, qui s’intéresse au sort de cette communauté, 14 femmes figurent parmi le groupe libéré. L’ONG a publié des photos des ex-otages, montrant des femmes âgées, émues, accueillies par un prêtre.

Leur libération est «le résultat d’efforts soutenus et de négociations menées par l’église assyrienne Orientale de la ville de Hassaké», a indiqué cette ONG. Une autre ONG, le réseau assyrien pour les droits de l’Homme, a aussi annoncé cette libération, précisant que les personnes libérées étaient originaires des villages de Khabour, Tal Chamiram et Tal Jazira.

Négociations «positives»

Selon son directeur, Ossama Edward, les négociations se poursuivent pour obtenir la libération de 187 personnes encore détenues par l’EI. «L’ambiance autour des négociations est positive», a-t-il dit.

Les Assyriens, une communauté parmi les plus anciennes converties au christianisme, sont environ 30 000 en Syrie, soit 2,5% des 1,2 million de chrétiens du pays. Ils vivent en majorité dans 35 villages de la province de Hassaké. Fin mai les forces kurdes ont chassé les jihadistes du groupe État islamique (EI) de 14 villages chrétiens assyriensqu’ils contrôlaient depuis février.

Henry Ford, Steve Jobs, 50 Cent… Eux aussi se sont plantés!

La russite n’est pas le seul dnominateur commun de ces grands patrons amricains. Avant de connatre le succs, ils ont vcu des checs retentissants. Mais ont su se relever, comme le dmontre Robert Greene (1), dans son livre « Atteindre l’excellence ».

L’échec est salutaire. Le pire, c’est d’avoir du succès à 20 ans, car on n’a pas la même profondeur humaine et on ne s’est pas endurci. Par ailleurs, les diplômes ne font pas tout : on apprend mieux en faisant et en refaisant qu’en lisant. Les maîtres absolus dans leur domaine ont trébuché bien des fois mais ils ont osé essayer et ont su dépasser leurs sévères déconvenues pour mieux rebondir.

1. Reed Hastings : l’envie d’avoir raison très tôt

Fondateur en 1997 de Netflix, cette étoile du patronat américain qui propose des films en flux continu à volonté et des locations en DVD par courrier sans délais de retour, sent que ce second marché est en perte de vitesse. Voulant devancer une perte prévisible, il double les prix de l’offre streaming par abonnement, ce qui a provoqué un tollé des consommateurs tentés par le piratage. La publicité négative a fleuri et le cours de bourse de l’entreprise a plongé.

Son échec : avoir explosé ses tarifs et manqué de couler sa société.

La Leçon : éviter de rudoyer les conservatismes. Son erreur est tactique : il ne fallait pas brusquer les choses, mais user de subtilité, procéder pas à pas et veiller à ceux qui n’aiment pas le changement. Il a sauvé la situation in extremis en rabaissant ses prix avant de les rehausser en douceur. Personne ne peut moderniser à marche forcée.

2. Henry Ford : le manque d’affirmation de soi

Apprenti mécanicien, le père du fordisme a une vocation : produire l’automobile à grand échelle. Il réalise des prototypes remarquables mais sait qu’il lui faut trouver un capital considérable pour monter une usine. C’est un grand homme d’affaire de Détroit qui le finance en 1900 mais en prenant le pouvoir. Un an et demi après, au vu des retouches incessantes des plans qui retardaient la fabrication, il décide avec le conseil d’administration de dissoudre la société. Henry Ford obtient une seconde chance avec ce même businessman et un prototype plus léger, mais subit sa pression pour lancer vite la production et ce sous l’oeil d’un tiers qui supervise. Insupportable pour Ford, qui part au bout d’un an.

Son échec : avoir monté deux sociétés coup sur coup qui ont capoté.

La leçon : garder la maitrise de tout le processus et négocier du temps.

Il fallait poser des limites et bien partager les rôles ; dès que les financiers se sont mêlés de mécanique sans rien y connaître le projet était foutu! Ford voulait avoir son propre

business plan

et un droit de veto sur toute décision. En outre, il avait besoin de temps pour perfectionner le véhicule. Courageux, tenace, c’est ce qu’il a expliqué au nouvel actionnaire, un immigré écossais fortuné et audacieux, qui se tint à l’écart de la conception, des techniques d’assemblage, et des recrutements. Les commandes du « Modèle A » pleuvent, l’entreprise découvre son potentiel.

3. « Fifty Cent » : la peur d’une prise de risque à 100%

Enfant des ghettos du Queens à New-York, le rappeur star entame sa carrière en se sabordant. Fan de musique formé par un mentor qui lui révèle son talent, mais dealer pour survivre, il est approché par un label de la Columbia qui veut sponsoriser son premier album. Mais le jeune homme ne veut rien lâcher de ses trafics illicites. Il redoute l’échec, la perte de revenus et après avoir manqué être tué par balle dans la rue en 2000, il est lâché par ses producteurs : son image est désormais associée à la violence.

Son échec : s’être grillé pour « dealer » de la drogue après avoir été repéré par un label de disque.

La leçon : refuser de courir deux lièvres à la fois et compter sur soi-même.

Dès lors, il a décidé de mettre toutes ses forces dans la musique, sa passion, en arrêtant le deal. Et il a surmonté l’obstacle d’une réputation dévastée en adoptant le système « D ». Il enregistre ses CD, les vend avec des amis dans les rues et rencontre le succès, se produit en freestyle et mixtapes. Le rappeur Eminem le remarque et l’aide pour son véritable premier album. Renouant avec la confiance, il devient entrepreneur, crée sa ligne de vêtement, son label, etc.

4. Benjamin Franklin : l’excès de naïveté sociale

Apprenti dans l’imprimerie de son frère à Boston, il entre dans une seconde à Philadelphie. Ses talents de plume le font connaitre du gouverneur de Pennsylvanie. Celui-ci l’encourage à partir à Londres pour créer son propre journal, lui promettant de le soutenir financièrement. Patatras, une fois là-bas, aucune lettre de crédit ne l’attend. Le politicien beau-parleur de nature, lui a menti.

Son échec : trop confiant en son « protecteur », il se retrouve sans ressource.

La leçon : Observer et analyser au lieu de réagir instantanément, accepter que l’autre ne changera pas.

Prendre du recul,

veiller à ses émotions

, décrypter les comportements et les propos d’autrui avant d’agir. Et se poser les bonnes questions. C’est ce qu’il fit de retour aux USA, où son ex-employeur lui a proposé un poste de directeur du personnel dans son imprimerie. Il sentit la

manipulation

: on voulait se servir de lui pour qu’il transmette aux nouvelles recrues ses connaissances acquises à Londres afin de moderniser les ateliers avant de le renvoyer. Il accepta mais en renversant les rôles : lui se servirait de l’entreprise pour y tester des procédés, rencontrer des clients, avant de fonder sa propre société.

5. Steve Jobs : l’obsession de se mêler de tout

A ses débuts, Steve Jobs a connu de sérieux loupés. D’abord pour être resté focalisé sur le design au point de négliger les détails techniques, ce qui a conduit à des fiascos commerciaux. Ensuite à cause de son caractère et de son interventionnisme aigu.

Son échec : êtreviré d’Apple et avoir conçu trois modèles d’ordinateurs invendables.

La leçon : accepter ses limites techniques et humaines.

Steve Jobs a compris que s’il était un visionnaire, il était aussi un piètre ingénieur et qu’il fallait donc laisser travailler les gens selon leurs compétences plutôt que de réaliser ses idées lui-même. De retour chez Apple en 1997,

il abandonne le micro-management

et décide de recruter des gens aussi accros au boulot que lui, ce qui facilita les relations.

(1) Vedette aux États-Unis et auteur de best-sellers, il conseille de grands patrons. « Atteindre l’excellence » publié aux Editions Leduc, mars 2014.

Grande barrière de corail : un vaste projet minier bloqué par la justice

Le groupe indien Adani s’est lancé dans l’exploitation de l’une des plus vastes mines de charbon au monde. Mais la justice australienne a porté un coup d’arrêt au projet mercredi, une décision saluée par les écologistes. «Avec le consentement des parties, la Cour fédérale a officiellement mis de côté le feu vert accordé» par les autorités au projet Carmichael, a annoncé le ministère de l’Environnement. Le groupe indien a immédiatement fait part de sa détermination à aller de l’avant dans la réalisation de ce projet de 16,5 milliards de dollars australiens (11,08 milliards d’euros).

Le projet, auquel l’Australie avait donné son aval en juillet 2014, prévoit l’exploitation d’une mine de charbon dans l’Etat du Queensland ainsi que la construction de 189 kilomètres de chemin de fer pour acheminer la matière première et l’extension d’un port de charbon à Abbot Point, à proximité de la Grande barrière de corail, afin de l’exporter. La mine doit produire chaque année 60 millions de tonnes de charbon thermique. En contrepartie, Canberra avait exigé de sévères restrictions environnementales.

Patrimoine mondial de l’Humanité

Mais des associations de défense de l’environnement avaient contesté ce feu vert, faisant valoir que le projet allait générer d’importantes émissions de gaz à effet de serre, ses conséquences négatives sur des espèces vulnérables et «le piètre bilan environnemental» du groupe indien. Elles avaient également jugé que le projet menaçait la Grande barrière de corail, classée au patrimoine de l’Humanité, du fait de l’exportation du charbon via Abbot Point et dénoncé son impact en termes de réchauffement climatique.

Vidéo : Greenpeace explique les impacts environnementaux du projet (en anglais)

Les Aborigènes du Queensland central, les Wangan et les Jagalingou, sont également vent debout contre le projet. Pour ses conséquences environnementales, bien sûr, mais plus largement parce qu’ils estiment que la mine géante mettra en péril leurs culture et traditions. «Nous pourrions perdre notre identité», craint Adrian Burragubba, qui souligne que le seul héritage laissé par leurs ancêtres est leur terre. 

Vidéo : Adrian Burragubba explique les raisons du combat de son peuple (en anglais)

 

Des banques internationales ont fait machine arrière

La Cour n’a pas rendu publics ses attendus. Mais selon le ministère de l’Environnement, elle a jugé qu’il existait une possibilité que l’argumentaire fourni au ministre Greg Hunt avant sa prise de décision n’ait pas répondu à l’ensemble des critères techniques requis. «Il s’agit d’un problème technique et administratif», selon le ministère, qui souligne que le feu vert devra être «reconsidéré» mais que cela ne «nécessitait pas de revoir la procédure dans son entier».

D’après Sue Higginson, avocate du groupe Mackay Conservation, l’association à l’origine du recours, la Cour s’est demandé si les conseils relatifs à deux espèces vulnérables de reptiles – l’Egernia rugosa, qui ressemble à un lézard, et le serpent Denisonia maculata -, avaient bien été pris en compte. Ces espèces ne vivent que dans le Queensland. La ministre n’aurait également pas tenu compte «des émissions globales à effet de serre résultant de la combustion du charbon et du bilan environnemental d’Adani, a ajouté l’avocate. Mais ces questions n’ont pas été tranchées par la Cour». Le ministère a expliqué qu’un nouvel argumentaire serait prêt dans six à huit semaines.

Plusieurs banques internationales, dont les françaises Société Générale, BNP Paribas et le Crédit agricole, avaient renoncé à investir dans ce programme, qui doit fournir de l’électricité à une centaine de millions d’Indiens et créer des milliers d’emplois en Australie. Certains opposants au projet ont estimé que la chute des cours du charbon limitait son intérêt.

Menaces croissantes sur la Grande barrière de corail

Adani s’est dit déterminé à le mener à bien dans le respect des lois australiennes, y compris environnementales. «Il est regrettable qu’une erreur technique et légale du ministère fédéral de l’Environnement ait exposé le feu vert à une décision contraire», estime le groupe indien dans un communiqué. Adani ajoute qu’il attendrait que le gouvernement révise la procédure tout en se disant certain que les éléments ayant motivé l’approbation initiale de son programme étaient toujours valables et appropriés.

En 2013, l’Unesco s’était inquiétée des menaces croissantes pesant sur la Grande barrière, le plus grand site corallien du monde, d’une très grande richesse marine. L’Australie a présenté fin mars un plan de préservation sur 35 ans qui interdit, de manière totale et définitive, tout déversement de déchets de dragage aux abords de la Grande barrière, et fixe des objectifs en matière d’amélioration de la qualité de l’eau et de protection de la vie marine. En juillet, l’Unesco a décidé de ne pas inscrire cette attraction touristique majeure sur sa liste du patrimoine en péril.

Aide à la création d’entreprise Nacre pour les chômeurs: ce qu’il faut savoir

Le Nacre (nouvel accompagnement pour la cration et la reprise d’entreprise) reprsente un coup de pouce prcieux pour les personnes au chmage, mais pas seulement. Portrait-robot de ce dispositif en cinq questions-rponses.

Ce dispositif, lancé en janvier 2009, permet d’apporter une aide globale sur une durée de trois ans au demandeur d’emploi afin de créer ou reprendre une entreprise. Le parcours balisé par des professionnels conventionnés par l’État et la Caisse des dépôts (réseaux d’accompagnements, cabinets conseils, experts comptables…) apporte aux bénéficiaires un suivi aux différentes étapes de la création ou reprise d’entreprise. Le créateur / repreneur a le libre choix de l’organisme qui l’accompagne. Il conclut avec lui un contrat d’accompagnement création/ reprise d’entreprise Nacre qui encadre les formalités à respecter (délais, assiduité, orientation en cas d’échec…).

1. Qui peut en bénéficier?

Le dispositif Nacre s’adresse à de potentiels créateurs ou repreneurs d’entreprise dont le projet ne pourrait aboutir sans une aide publique. Il s’agit principalement des bénéficiaires de politiques publiques de l’emploi, c’est à dire, les demandeurs d’emploi, ou les personnes rencontrant des difficultés à s’insérer durablement dans l’emploi, bénéficiaires de minima sociaux (RSA, ARE), salariés reprenant leur entreprise…

Autre condition indispensable: avoir au minimum commencé à formaliser le projet et avoir anticipé les équilibres économiques et financiers de l’entreprise, les produits, les clients potentiels, les fournisseurs, les besoins d’équipement, d’investissement et de financement.

A noter, l’appréciation de ces critères et la sélection des bénéficiaires relèvent de la responsabilité des opérateurs d’accompagnement conventionnés par l’État.

2. Comment monter son projet?

Que le porteur de projet fasse appel au dispositif Nacre à son initiative ou sous prescription de Pôle emploi ou d’une banque, il doit obligatoirement avoir un projet techniquement formalisé et ne pouvoir créer ou reprendre une entreprise sans cette aide.

Ces conditions remplies, les professionnels conventionnés par l’État et la Caisse des dépôts lui offrent la possibilité d’être guidé par un opérateur d’accompagnement. Il apporte son expertise technique afin de finaliser un dossier solide à présenter aux organismes financiers et d’anticiper les obstacles des premiers mois d’activité.

A l’issue de cette première phase, l’opérateur d’accompagnement s’engage à ce que le créateur / repreneur dispose d’un projet viable et d’une argumentation solide. Il fournit également une simulation du modèle économique et des préconisations d’accompagnement pour la suite du parcours.

3. Quel financement?

Le créateur / repreneur peut faire appel à un opérateur d’accompagnement Nacre pour la phase de financement dans la continuité du montage de projet ou accéder directement à cette étape pour travailler sur la pertinence économique et la structure du plan de financement. S’ensuit une aide dans la recherche de financements, la négociation et la relation avec les banques pour obtenir un prêt bancaire complémentaire (afin de pouvoir souscrire au prêt à taux zéro). A savoir, le plan de financement des projets individuels de création est plafonné à 75 000 euros. Les projets de reprise d’entreprise et les projets collectifs ne sont pas concernés par ce plafond.

4. Quelles conditions pour obtenir le prêt à taux zéro?

Le prêt à taux zéro Nacre peut aller jusqu’à 8 000 euros. Il est accordé après expertise du projet de création ou reprise d’entreprise, en validant notamment le bon équilibre du plan de financement mis en place avec l’organisme accompagnateur (évaluation du montant nécessaire). Le prêt à taux zéro Nacre est soumis à des conditions strictes.

  • Il est obligatoirement couplé avec un prêt bancaire ou assimilé dont le montant et la durée doivent être supérieurs ou égaux au montant et à la durée du prêt à taux zéro..
  • Il est sans intérêt et remboursable dans un délai maximum de cinq ans. Les mensualités étant constantes, il n’y a pas de différé d’amortissement.
  • Il est lié à la condition de l’engagement du dirigeant d’entreprise à être accompagné dans les trois années qui suivent la création ou la reprise.

5. Comment se passe l’accompagnement?

L’accompagnement s’effectue pendant trois années après la création ou la reprise d’entreprise afin de soutenir le dirigeant dans ses choix d’orientation et de gestion, et dans le développement de son entreprise (embauches, rachats, nouveaux marchés…). Le dirigeant s’engage par la signature d’une annexe au contrat d’accompagnement si il a déjà bénéficié des phases précédentes.

Un dirigeant d’entreprise déjà immatriculée qui nécessite un appui au démarrage ou rencontre des difficultés de gestion et souhaite bénéficier de l’accompagnement sans avoir bénéficié des phases précédentes doit souscrire un nouveau contrat d’accompagnement.

L’accompagnateur s’engage à mettre en place un plan de démarrage de l’entreprise, des points de gestion trimestriels (la première année), un diagnostic complet à l’issue de la première année d’exercice et une simulation de développement. Il veille également au remboursement du prêt à taux zéro (si l’entrepreneur en bénéficie).

Des durées maximales des différentes étapes de création ou reprise d’entreprise

Un créateur ou repreneur peut intégrer le plan d’accompagnement à chaque étape sans pour avoir autant bénéficié de l’étape précédente. Pour ce faire, il devra s’engager par la signature d’un contrat d’accompagnement similaire à celui proposé en première phase.

Durées maximales pour un projet de création

  • Aide au montage: 4 mois
  • Aide à la structuration financière: 4 mois
  • Accompagnement du démarrage et du développement de l’entreprise: 3 ans

Durées maximales pour un projet de reprise

  • Aide au montage: 6 mois
  • Aide à la structuration financière: 6 mois
  • Accompagnement du démarrage et du développement de l’entreprise: 3 ans

Cet article a été mis à jour le 23/07/2015. MB.

Morbihan : 4 morts dans l’accident d’une camionnette avec 14 jeunes à bord

Un dramatique accident s’est produit peu après 1 heure du matin dans la nuit de samedi à dimanche sur la commune de Rohan, dans le Morbihan.

Ouest-France rapporte ainsi que 14 jeunes -mineurs entre 14 et 17 ans, d’après les premiers éléments- se trouvaient dans une camionette de type Citroën Berlingo, soit le double de la capacité maximale annoncée par le constructeur. Le véhicule a été retrouvé dans un fossé de la route départementale D17, et le bilan est lourd : quatre jeunes sont morts, un autre de 16 ans a été transporté dans un état grave à Rennes.

Accident Rohan, le maire Bernard Nizan réagit à 10h @Francebleubzh : « c’est une catastrophe, c’est incompréhensible, non c’est pas possible »

— Bleu Breizh Izel (@Francebleubzh) 2 Août 2015