Monthly Archives: juillet 2015

La période de référence des congés payés bientôt modifiée?

Une proposition de loi socialiste suggre de modifier la priode de calcul des congs pays et de l’accorder au calendrier de l’anne civile. Motifs: elle est aujourd’hui inadapte et pnalise les CDD.

Le mois de mai ne sera peut-être plus celui du solde des congés, celui où les salariés se dépêchent d’écluser leurs congés avant de les perdre. En effet, dans la plupart des entreprises, les congés sont comptabilisés entre le 1er juin et le 31 mai et doivent être obligatoirement pris entre le 1er mai au 31 octobre de chaque année. De quoi susciter de nombreuses difficultés au moment des ponts !

Jugeant que cette période de référence allant du 1er juin au 31 mai était « inadaptée à la vie du travail contemporaine », un groupe de députés socialistes suggère de simplifier le calendrier des congés et de « retenir l’année civile » comme période de référence.

« Des salariés privés de congés pendant plusieurs années »

« Il y a 40 ans, on faisait toute sa carrière dans une seule entreprise et l’incapacité à prendre des congés la première année était donc lissée, explique Marie-Françoise Clergeau, députée de Loire-Atlantique. Aujourd’hui, les salariés changent d’entreprise, multiplient les CDD par exemple, et certains se retrouvent parfois plusieurs années d’affilée dans l’incapacité de prendre des jours de congés. »

Le texte propose également une possibilité de report de la prise de congés après le 1er octobre, soit après la fin de la période dite principale dans le Code du travail. les congés pourront ainsi être reportés jusqu’au 1er juillet de l’année suivante.

Pour la députée, les entreprises n’auront pas à souffrir de complexités supplémentaires. « Au départ, je souhaitais supprimer tout référentiel pour les congés mais les représentants patronaux et syndicaux consultés m’ont dit que c’était dangereux car ça multiplierait les cas particuliers et obligerait les chefs d’entreprise à mener une gestion ultra-personnalisée », pointe Marie-Françoise Clergeau.

Une proposition examinée en septembre

La seconde mesure soumise par cette proposition de loi concerne une mise en conformité entre le Code du travail français et la règlementation européenne concernant les congés des salariés licenciés pour faute grave. Le texte européen établit le droit à un minimum de quatre semaines de congés par an pour tout salarié. Or, jusqu’à présent, un salarié licencié pour faute grave perd l’indemnité de congés payés dont il n’avait pas encore bénéficié. « Outre l’alignement européen, c’est surtout une façon de régulariser une situation injuste, poursuit la députée. Les salariés qui ont acquis des congés y ont droit et ce n’est pas parce qu’ils sont licenciés, même pour faute grave, qu’ils doivent renoncer à cette somme d’argent, qui représente des droits. »

La proposition pourrait être examinée à la rentrée parlementaire.

De Séguéla à Obama : cinq vidéos à ne pas manquer ce mardi

Cinq phrases polémiques lancées par Jacques Séguéla, le discours de Barack Obama au siège de l’Union africaine en Ethiopie et dix exploits sportifs français en 2015. Cinq vidéos à voir ce mardi.

Chiffres du chômage : la droite dénonce une «manipulation»

Au lendemain de l’annonce d’une croissance quasi-nulle du nombre de demandeurs d’emploi par le ministère du Travail, les critiques fusent à droite. Qu’il s’agisse des députés Les Républicains (LR), tels que Patrick Balkany ou du Front national (FN) représenté ce matin par Florian Philippot, tous dénoncent le nouveau mode de calcul du taux chômage, accusant même le gouvernement de masquer les véritables chiffres.

Obama exhorte l’Afrique à vaincre le «cancer de la corruption»

Le président américain a appelé l’Afrique à vaincre le «cancer de la corruption». Depuis la tribune de l’Union africaine à Addis Abeba, en Ethiopie, Barack Obama a exhorté l’Afrique à adhérer aux principes démocratiques si elle veut assurer son développement et représenter au mieux ce qu’il nomme «l’esprit africain». «Rien ne libérera plus le potentiel économique de l’Afrique que l’éradication du cancer de la corruption», a estimé le chef d’Etat américain. «La corruption existe partout dans le monde y compris aux Etats-Unis», mais «en Afrique la corruption vide l’économie de milliards de dollars, de l’argent qui pourrait être utilisé pour créer des emplois, construire des hôpitaux et des écoles».

Cinq incendies impressionnants dans le monde en juillet

La Gironde subit depuis quatre jours un important incendie de forêt. Environ 600 hectares sont partis en fumée à Saint-Jean-d’Illac en Gironde. Mais cet incendie, plus impressionnant que dévastateur, n’est pas un cas isolé. Canada, Catalogne, Etats-Unis ou encore Grèce, de nombreux pays ont été touché en juillet par les flammes. 

Cinq phrases controversées lancées par Jacques Séguéla

«Si à 50 ans on n’a pas de Rolex, on a raté sa vie.» Six ans après ces propos retentissants, Jacques Séguéla a tenté de se justifier lundi sur BFM TV avec un mea culpa raté qui a relancé la polémique. Le célèbre publicitaire a déclaré à l’antenne que «même si on est clochard, on peut arriver à mettre de côté 1 500 euros». Mais ces deux sorties controversées sont loin d’être les seules prononcées par Jacques Séguéla.

Dix victoires sportives françaises en 2015

La Française Aurélie Muller a remporté le 10 km en eau libre ce mardi 28 juillet lors des Mondiaux 2015 en Russie. Elle est devenue championne du monde de la distance du 10 km dames. Elle n’est toutefois pas la seule française à exceller dans son domaine : l’équipe de volley française s’est imposée 3-0 mi-juillet contre la Serbie en finale de la Ligue mondiale, leur premier titre international. De l’haltérophilie au slalom, en passant par le cyclisme sur piste, dix exploits sportifs réalisés par des Français en 2015.

En direct de Sicile

Il y a de ça quelques jours, je suis allé à Catane en Sicile pour y assister à mon sixième meeting de l’année. Cette aventure me pousse à vous parler, non pas du sujet de ce meeting, mais de ce type d’événement de manière générale. Entraîné aux meetings que je suis, j’ai dû en suivre un grand nombre au cours de ma vie professionnelle. Et si je ne remets pas en cause la portée qu’ils peuvent avoir (j’ai eu la chance de participer à certains qui étaient résolument géniaux), j’en suis venu à constater deux maux récurrents qui ont tendance à réduire, voire annihiler, leur impact. Le problème le plus courant réside dans le sentiment de gêne que peut apporter un événement de ce genre chez l’employé. Même si les responsables qui l’organisent semblent incapables de le comprendre, de nombreux collaborateurs se sentent mal à l’aise par la proximité de leurs chefs, et ce que ce soit l’espace d’un seul ou plusieurs jours d’affilée. Un employé n’a pas forcément le désir de confondre travail et privé. Pas mal d’employés préfèrent réintégrer leur chez-soi après les heures de bureau pour changer de décor, et ne savent pas exactement quelle conduite adopter devant leur directeur en tongues. L’événement est à leurs yeux plus gênant que détendu. La deuxième maladresse récurrente de ce genre d’événement consiste à vouloir mettre le paquet. Parce qu’ils sont amateurs de telle activité, les dirigeants se font parfois plaisir en privilégiant des activités mécaniques (4×4, quad, etc…). Or, ces dernières alourdissent non seulement le budget du séminaire mais ne produisent en plus pas vraiment de plus-value. Car si les activités sont phénoménales, elles sont aussi des activités très solitaires. Au final, j’ai suivi des séminaires bien plus efficaces en terme de cohésion d’équipe où l’on se satisfaisait d’une simple chasse au trésor. Pour terminer sur une note plus positive, je vous mets en lien le site de l’agence qui a organisé ce meeting à Catane : à défaut de pouvoir répondre à ces problématiques que seuls les employeurs peuvent résoudre, ils programment des événements fantastiques et sont carrés dans leur organisation (ce qui est loin d’être partout le cas). Pour ceux que cela intéresse, je vous laisse le lien vers l’agence qui a organisé notre séminaire en Sicile – suivez le lien – ils sont très bons.

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Avignon avec Adrien (9) et fin «Je croyais que le In c’était un truc de bourges»

Ce qu’Adrien me raconte aujourd’hui, il l’a déjà en partie raconté devant plusieurs milliers de spectateurs. Il y a deux ans, il faisait partie du spectacle «Cour d’Honneur» que Jérôme Bel avait mis en scène au Palais des Papes. Nous nous étions rencontré à cette époque, lui comédien, presque malgré lui du In, moi comédien en quête de reconnaissance dans le Off. Aujourd’hui, il tient un audioblog sur le site Arte radio où il partage, entre autres, ses coups de cœur théâtraux. Et Adrien est toujours aussi intarissable sur le théâtre et sur ce qui le pousse à aller voir autant de spectacles :

«Mon premier souvenir du Festival, c’est un spectacle de marionnettes qui s’appelait A la poursuite du Minotaure. Il y avait Thésée qui arrivait devant Cerbère dont les trois têtes étaient représentées par trois marionnettes très impressionnantes. Et Cerbère faisait un rap dont les paroles disaient J’ai deux têtes deux plus que toi… C’était vraiment très drôle. Je me souviens aussi d’une adaptation antillaise d’Alice au Pays des Merveilles à La Chapelle du Verbe incarné»

Adrien a trente ans, mais on sent que le plaisir qu’il a ressenti enfant lors de ces représentations est toujours très vif. C’est sans doute cette enthousiasme qui ne l’a jamais quitté qui en fait, aujourd’hui, un spectateur à la fois passionné et critique. Pourtant il se souvient qu’à un moment il n’a plus voulu aller au théâtre :

«J’ai arrêté d’aller au théâtre après avoir vu Platonov mis en scène par Eric Lacascade dans la Cour d’Honneur. En fait à cette époque ma mère me forçait un peu à aller voir des pièces. Et ce Tchekhov, ça m’a dégoûté du In. Pendant des années, j’ai cru que le In c’était un truc pour les bourges. Et puis quelques années après, je voulais séduire une fille, alors je lui ai offert une place pour aller voir un spectacle d’Ostermeier (c’était l’époque où il était encore insolent). C’était Woyzzeck et quand on est entré dans la Cour d’Honneur, j’ai vu ce décor avec tous ces panneaux publicitaires et avec ces rappeurs qui entraient en scène et là je me suis dit Le Festival c’est vraiment pour moi. Et à partir de là, je n’ai plus cessé d’aller dans le In. En revanche, j’avais beaucoup de mépris pour le Off, je voulais pas cautionner les loueurs de salle et tout ce qui va avec. Sauf qu’aujourd’hui, avec la programmation d’Olivier Py, tu ressors d’aucun spectacle en pleurs, tu sais où tu habites quand tu sors de la salle et le théâtre c’est quand même fait pour perdre ses repères non ? Alors bien sûr, j’ai vu des spectacles qui m’ont plu cette année. Les Idiots c’était bien, Richard III aussi, mais finalement sauf Andreas qui avait quelque chose d’unique, et bien j’ai vraiment été surpris par aucun spectacle. Et moi ça ne m’intéresse pas de voir des spectacles où j’habite. Hier dans le Off, j’ai vu la pièce du Théâtre Dromesko et je suis ressorti vraiment irrité, mais c’est pas grave, j’aime ça ressortir irrité, ça veut bien dire que j’ai ressenti quelque chose de fort. Et franchement la ligne directrice d’Olivier Py, on dirait que c’est que des choses convenues, donc maintenant moi je vais voir des pièces à la Manufacture, au Théâtre des Doms ou alors à Villeneuve en Scène dont le nouveau directeur a l’air d’aimer les trucs d’avant-garde. Mais l’avant-garde ce n’est certainement plus dans le In. D’ailleurs ce matin c’était assez risible de voir Eric Ruf annoncer l’arrivée de la Comédie Française l’année prochaine dans la Cour d’Honneur avec toutes ses stars. Ça faisait vraiment Jurassik Park» (NDR : Olivier Py a révélé hier que la Comédie Française, après 23 ans d’absence à Avignon, reviendrait y présenter une adaptation du film de Visconti «Les Damnés» mise en scène par Ivo Van Hove).

Adrien pourrait me parler du Festival pendant des heures. Mais dans le petit jardin du Théâtre des Halles où nous nous sommes installés, une pièce vient de commencer et on vient gentiment nous demander de parler moins fort. Quand nous reprenons la conversation, il est maintenant question de Grenoble où Adrien vit le reste de l’année. Et là encore nous parlons surtout théâtre : «Cette année, je vais aller voir 17 pièces et puis je monte régulièrement à Paris pour en voir d’autres. Mais les trajets en train, ça coûte cher et il faut travailler pour se les payer, alors le reste du temps, je suis ludothécaire. Mais bon de toute façon je vais tout le temps au théâtre. Mais il y a quand même un truc qui me gêne, c’est que je vais beaucoup au théâtre où je suis en sécurité. Je vais voir des trucs subventionnés, des trucs que j’adore, mais en fait j’aimerais bien aller voir du café théâtre aussi, des one man shows. Je suis sûr que dans les one man shows, il y a des trucs intéressants. Par exemple je voudrais bien voir Patrick Bosso où le Comte de Bouderbala». Évidemment je lui demande pourquoi il n’y va pas : «Je sais pas, un manque de curiosité peut-être ou la peur d’être méprisant pour les gens qui rigolent de ça. Tu vois, c’est curieux, il y a beaucoup de gens qui appréhendent d’aller dans le In, et bien moi c’est le contraire, j’appréhende d’aller voir du café-théâtre»…

Un peu plus tard, la conversation revient sur son expérience de comédien pour Jérôme Bel. Adrien en parle avec un sourire et une humilité qui montrent à la fois le plaisir et le recul qu’il a sur cette aventure : «c’était très chouette et tout le monde nous arrêtait dans la rue. J’en garde un souvenir magnifique. Maintenant je suis le travail de Jérôme Bel et je trouve ça vachement intéressant ce qu’il fait. D’ailleurs l’autre jour j’ai vu la pièce de Prejlocaj et je me suis dit que c’était bien qu’il y ait des chorégraphes comme ça pour que des gens comme Bel et Charmatz puissent leur répondre. Jérôme Bel, c’est vraiment très beau la façon dont il écoute les gens et dont il la retranscrit ensuite sur le plateau. Non vraiment, c’était une expérience assez fabuleuse, c’était un peu comme dans un rêve».

Adrien doit maintenant me quitter puisque, en bon critique, toute sa journée est rythmée par des pièces à voir et la prochaine est dans quinze minutes. Mais juste avant de nous séparer, il me signale avec une voix subitement un peu triste qu’il voudrait me dire une dernière chose qui semble vraiment importante pour lui. Je rallume alors mon dictaphone :

«Tu vois, cette année pour le In, c’est la première fois que je prends des places par internet au lieu d’aller les prendre sur place. Et j’étais tellement stressé qu’au lieu de remplir le panier, je me suis trompé, j’ai vidé le panier et du coup j’ai pas pu avoir les places que je voulais. Et ça ma complètement déprimé, j’ai été très triste et j’ai pas dormi de la nuit. Après j’appelais le Festival tous les matins pour savoir s’ils avaient pas des places à vendre. Tu vois, je suis prêt à me rendre malade pour le théâtre et j’aimerais beaucoup prendre du recul parce que je me dis que c’est que du théâtre et que c’est important de se le dire. Mais moi je suis un peu obsessionnel et ça ça me rend triste».

PS : Adrien rêve de travailler dans le milieu du théâtre, pourquoi pas dans la production. De toutes mes rencontres, je n’ai pas rencontré une seule autre personne qui connaisse aussi bien que lui le théâtre contemporain et dont l’enthousiasme soit aussi communicatif. Alors si vous avez des idées pour Adrien…

PPS : C’est le dernier billet de ce blog qui prend fin en même temps que cette 69ème édition du festival d’Avignon. Merci à tous les lecteurs…et peut-être à l’année prochaine.

Les auteurs des «Guignols de l’info» virés

Les Guignols de l’info ne disparaissent pas de l’antenne de Canal +, mais c’est tout comme. On savait déjà que l’émission satirique allait devenir un programme crypté ; Le Parisien indique ce samedi qu’en sus, les quatre auteurs du programme auraient été remerciés.

Selon le quotidien, Lionel Dutemple et Julien Hervé, auteurs des Guignols depuis seize ans, Philippe Mechelen, en poste depuis sept ans, et Benjamin Morgaine, arrivé il y a trois ans, ont été informés de cette décision dans la semaine. Une purge qui serait motivée par le ton des Guignols, jugé trop «fielleux», et la concurrence du Petit journal.

Le Parisien indique en outre que non content de se payer les Guignols dans les grandes largeurs, Vincent Bolloré, l’actionnaire majoritaire de Vivendi, continue de faire tomber les têtes en interne. Dernières en date : Ara Aprikian, qui dirigeait D8, D17 et i-Télé, chaînes satellites de Canal + ; mais aussi Renaud Le Van Kim, le patron de la société de production KM, qui produisait jusqu’ici Le Grand journal. La démission de ce dernier serait le prix à payer pour que KM continue de produire le festival de Cannes, la cérémonie des Césars ou encore La nouvelle édition

Les congés payés en quatre questions-réponses

Quel est le nombre lgal de jours de congs pays? Peut-on forcer un salari les poser l’t? Peut-on les reporter? Ce qu’il faut savoir.

La prise de congés est obligatoire et les jours non pris dans l’année, ne peuvent pas être reportés (sauf lorsque le salarié est annualisé) d’où l’intérêt de bien s’organiser pour suivre les principes légaux.

1. Combien de jours de congés payés a-t-on légalement?

Seuls les personnes salariées bénéficient du droit aux congés payés. Ce droit est ouvert quel que soit l’emploi occupé, la qualification de la personne, ses horaires de travail (temps plein ou partiel).

Le nombre de jours de congés est proportionnel au temps de travail effectué durant la période d’acquisition des congés qui court du 1er juin au 31 mai de l’année suivante.

Légalement, chaque salarié a droit à 2,5 jours ouvrables – samedi compris – de congés payés par mois de travail effectif. Lorsque le salarié prend une semaine de congé, six jours sont décomptés.

Le décompte peut aussi, être effectué en jours ouvrés, ce qui correspond aux jours effectivement travaillés par le salarié.

Dans ce cas, le salarié capitalise 2,08 jours de congés par mois de travail effectif. S’il prend une semaine de vacances, cinq jours sont alors décomptés.

Les congés payés donnent lieu à une indemnisation qui ne peut être inférieure à la rémunération qu’aurait touché le salarié s’il avait travaillé durant la même période.

2. Quand acquiert-on des jours de congés payés ?

Les jours de congés payés s’acquièrent chaque année durant la période de référence qui court du 1er juin au 31 mai de l’année suivante. Certaines périodes de congés sont cependant assimilées à du travail effectif et permettent d’engranger des jours de congés pour l’année suivante. Il s’agit :

  • des périodes de congés payés de l’année précédente,
  • des repos compensateurs, y compris ceux acquis au titre de la réduction du temps de travail,
  • des congés de maternité (ou de paternité) et des congés d’adoption,
  • des congés pour évènements familiaux,
  • des congés de formation,
  • des périodes de suspension du contrat de travail en raison d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle,
  • des périodes de maintien ou de rappel sous les drapeaux.

Par ailleurs, lorsque le salarié n’a pas travaillé durant toute la période d’acquisition des congés, il bénéficie d’un nombre de jours proportionnels à son temps de travail, arrondi à la demi journée supérieure. S’il n’a, par exemple, travaillé que sept mois, il bénéficiera de 18 jours de congés payés et non de 17,5 jours seulement.

3. Qui décide des dates de départ en congés?

Le salarié ne peut pas prendre ses congés lorsqu’il le souhaite. Il doit proposer des dates à son employeur qui reste décisionnaire même si la loi pose, là encore, les grands principes.

Le congé principal – au moins 12 jours ouvrables continus compris entre deux jours de repos hebdomadaires – doit ainsi être pris entre le 1er mai et le 1er octobre.

Pour fixer l’ordre des départs en vacances, l’employeur doit tenir compte de la situation de famille du salarié, de ses éventuelles contraintes professionnelles chez un autre employeur, de son ancienneté dans l’entreprise. En revanche, les vacances scolaires ne sont pas une contrainte dont l’employeur doit obligatoirement tenir compte.

Le congé peut-être fractionné si le salarié donne son accord écrit et si au moins 12 jours ont été pris entre le 1er juin et le 31 octobre. Sauf convention collective contraire, la loi prévoit également que des jours de congés supplémentaires peuvent être accordés si des jours correspondants au quatre premières semaines de congés payés sont pris entre les 31 octobre et le 30 avril.

Aucune journée supplémentaire n’est accordée pour la cinquième semaine.

L’employeur peut également décider de fermer l’entreprise durant toute la durée des congés annuels. Il lui suffit pour cela d’en informer les représentants du personnel. Si la période de fermeture va au-delà de cinq semaines, des indemnités devront être versées aux salariés.

4. Des jours fériés à géométrie variable

Un seul jour férié est considéré légalement comme devant être obligatoirement chômé et payé, c’est le 1er mai. Seules les entreprises qui ne peuvent interrompre leur activité sont autorisées à demander à leurs salariés de travailler le 1er mai moyennant une double rémunération.

Les autres jours fériés (1er janvier, le lundi de Pâques, l’Ascension, le 8 mai) s’ils sont tous considérés comme fériés, ne sont pas obligatoirement chômés et payé.

Légalement, seuls les salariés âgés de moins de 18 ans et les apprentis ne doivent pas travailler un jours fériés.

Pour les autres, ce sont les conventions collectives qui prévoient généralement le régime applicable. Dans tous les cas, aucune indemnité légale n’est prévu pour celles et ceux qui travailleront un de ces jours fériés.

En ce qui concerne les fameux ponts du mois de mai, c’est à la discrétion de l’employeur. Il peut décider d’accorder gratuitement à ses salariés cette journée coincée entre week-end et jour férié, ou leur demander de la rattraper ou de la travailler.

Il ne peut en revanche imputer cette journée sur le quota de congés payés.

Enfin, il ne faut pas oublier que tout salarié est désormais tenu de travailler gratuitement une journée pour financer l’autonomie des personnes âgées et handicapées. Si elle n’est plus automatiquement fixée au lundi de Pentecôte, cette journée de solidarité peut être effectuée sur n’importe quel jour férié anciennement chômé, ou compensée par l’abandon d’un jour de RTT.

Les jours fériés pour 2016

Jour de l’an : vendredi 1er janvier

Lundi de Pâques : lundi 28 mars

Fête du travail : dimanche 1er mai

Ascension : jeudi 5 mai

Victoire 1945 : dimanche 8 mai

Lundi de Pentecôte : lundi 16 mai

Fête nationale : jeudi 14 juillet

Assomption : lundi 15 août

Toussaint : mardi 1er novembre

Armistice 1918 : vendredi 11 novembre

Noël : dimanche 25 décembre

Cet article a été mis à jour le 24/07/2015. T.T.

Régionales : Bartolone met sa campagne sur les rails

Jeudi, 23 heures passées. Libéré de ses fonctions de président de l’Assemblée, en vacances depuis le jour même, Claude Bartolone, la tête de liste PS pour les régionales en Ile-de-France, nous a donné rendez-vous dans le métro parisien avec les maires des XIIe et Xarrondissement, pour une visite axée autour de la sécurité. «Tout le monde a une carte Navigo ?» s’enquiert un agent de la RATP. «Non», répond le groupe. Qu’à cela ne tienne, aujourd’hui, le cortège pourra passer à l’œil.

Avec ce déplacement, Bartolone lance sa campagne sur la question majeure des transports en commun. Cette visite sur le terrain peut aussi lui servir à rattraper sa bourde au micro de France Info début juillet, quand il avait malencontreusement confondu la station Auber, dans le quartier d’Opéra, avec celle d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis — département dont il est pourtant élu depuis des années et dont il a même présidé le conseil général.

Assis sur les tables

Alors ce soir, pas de faux pas. «J’ai appris mon dossier par cœur !» claironne le candidat une fois arrivé dans les salles du PC sécurité de la RATP. Au-dessus de sa tête, une carte du réseau projetée sur un écran géant se constelle périodiquement d’étoiles rouges, signalant les incidents. A côté, sur les dizaines d’écrans de surveillance des caméras de sécurité, les voyageurs s’affairent. Un couple s’embrasse sur un quai de la gare du Nord, une jeune femme en slim rouge fume une cigarette en regardant sa montre à Barbès, sans savoir qu’une trentaine d’élus, d’agents de sécurité et de journalistes les observent. Oscillant entre fermeté — «il faut en finir avec cette mode bon-chic-bon-genre de la fraude» — et réalisme — «impossible d’autoriser les agents de la RATP à contrôler l’identité des contrevenants, ça ne passera jamais devant le Conseil constitutionnel» —, Claude Bartolone tâte le terrain.

En campagne, le président de l’Assemblée nationale, loin de son image au perchoir du Palais Bourbon, s’assoit sur les tables, demande à ses interlocuteurs de lui parler «franchement», écoute les réponses comme un élève studieux. «Si vous aviez une baguette magique, là, tout de suite, que feriez-vous pour améliorer la sécurité dans les transports ?» lance le candidat au responsable de la sécurité de la RATP. S’en suit une longue conversation où sont abordés, pêle-mêle, le besoin de plus de caméras, le problème des fraudeurs et les dégradations commises sur les bus en grande banlieue.

«C’est bon, on est dans le train»

En revanche, aucune question sur les solutions à court ou moyen terme pour les usagères du métro malgré le très médiatique plan national de lutte contre le harcèlement et les violences sexuelles dans les transports en commun, annoncé il y a quelques semaines par le gouvernement. Interrogé sur cette omission dans les couloirs de la maison de verre de la RATP, le candidat se vexe : «Je ne suis pas là pour faire dans le slogan. C’est un problème qu’il faut traiter à part.» Il concède brièvement qu’il est «pour» un arrêt à la demande dans les bus de nuit, et pourquoi pas la création d’une nouvelle entité à la RATP. «Mais rien de concret pour l’instant», car c’est un problème «très sérieux» et qu’il ne peut pas demander aux agents de sécurité «d’inventer la poudre». Tweet immédiat du chargé de com : «Je veux que TOUTES et tous vous puissiez utiliser les #transports en commun en vous sentant en #sécurité, peu importe l’heure. #RATP» 

Je veux que TOUTES et tous vous puissiez utiliser les #transports en commun en vous sentant en #sécurité, peu importe l’heure. #RATP

— Claude Bartolone (@claudebartolone) 23 Juillet 2015

Pas le temps d’épiloguer, il faut maintenant passer à l’étape suivante du déplacement : prendre le métro jusqu’à Nation. Depuis la Gare de Lyon, il n’y aura que deux stations, mais l’expérience n’en est pas moins spectaculaire. Pour franchir la barrière de sécurité, le président ne passera pas par le grand portique que nous ouvre le directeur de la sécurité de la RATP. Il préfère passer seul et utiliser le pass Navigo qu’on lui a confié. Au moment de rentrer dans la rame, même cirque : les photographes et caméras se pressent pour immortaliser le moment où le président de l’Assemblée nationale franchira la marche entre le quai et le train. Une fois à bord, un agent de sécurité parle dans son talkie-walkie «C’est bon, on est dans le train.» Les portes se ferment et le métro démarre. Regards interloqués des voyageurs nocturnes devant cette petite meute de costards-cravates et de journalistes dans une rame presque vide. «Tu vois qui c’est ?» demande une jeune rousse à son amie. Haussement d’épaules, rictus gêné.

Arrivés au terminus, alors qu’on présente au candidat l’action du Recueil social, ces volontaires de la RATP qui s’occupent chaque soir des SDF dans le métro, l’annonce de la fermeture imminente de la station résonne en plusieurs langues. Les derniers trains sont passés. Il est 1 h 20 du matin, et Claude Bartolone rentrera «inspiré» par ce premier repérage. La semaine prochaine, il reviendra, mais cette fois-ci, ce sera pour inspecter les travaux en cours sur les voies.